Aujourd’hui on a loué des bicyclettes pour explorer l’île. On a fait le tour en 2h. Au début, on se sentait comme Julia Roberts dans Eat Pray Love, se baladant à vélo dans les environs d’Ubud. Après, la piste devenait très sablonneuse, au point où on devait s’arrêter à tous les 10m et marcher en poussant les vélos. En plus il faisait très chaud, le soleil plombait. Disons que c’était un bon exercice.
On s’est arrêté dans un gros hôtel pour voir si on pouvait trouver Gina, une mexicaine avec qui ont avait discuté en route. Pas notre genre d’endroit. Ensuite on a continué en s’enfonçant dans les petites rues de terre qui vont à l’intérieur de l’île, là où les locaux vivent. On a rencontré deux jeunes françaises qui venaient d’arriver et qui se cherchait un endroit où rester. On leur a conseillé de voir avec le propriétaire de notre beau et pas cher petit hôtel s’il avait de la place.
Après nous être remises de la balade à vélo, on est allées se renseigner pour la plongée. Les iles Gili sont réputées pour leurs bons sites de plongée et de snortling. On a mangé une bouchée pour se donner le temps de réfléchir à nos options. On a déjà fait plusieurs plongées d’introduction, qui ne vont pas très creux et sont plus chère parce qu’il faut un instructeur qui te surveille et te montre le coin. Nous avons donc un choix à faire : continuer à faire des plongées d’introduction à chaque fois ou faire notre accréditation. L’accréditation est un cours qui nous permettrait de plonger par nous-mêmes à l’avenir. Le cours est cher, mais à la longue, si on fait encore plusieurs plongées durant le voyage, on économiserait. Finalement, nous avons décidé de faire le cours. Même si on ne fait plus de plongée par après, on en fait quatre dans le cadre du cours alors ça vaut la peine. Donc, on y est retourné pour remplir les formulaires nécessaires.
Ensuite, on est allé voir le coucher de soleil sur une plage. Il est assez spécial ici parce qu’il se couche derrière le mont Agung, à Bali. Durant la journée on ne le voit pas parce qu’il est trop loin, mais quand le soleil se couche, il révèle sa forme pyramidale en ombre chinoise. Sur cette plage on a rencontré Michael, un australien venu visiter sa sœur qui habite à Bali depuis 1 an. Quand il a fait vraiment noir, un jongleur de feu est arrivé. On est resté quelques minutes pour regarder et on est reparties.
Nous avons dépassé les hôtels de luxe pour aller jusqu’à une sorte de cantine en plein air. À 6h pm, des tables, des charrettes de poissons et des barbecues indonésiens sont installés dehors. Les touristes arrivent, choisissent un poisson frais et s’installent à une table d’où ils peuvent voir des gars cuire leur souper. Le poisson vient avec du riz, évidemment, de la sauce piquante et de la salade. Les hôtels de luxe proposent un service semblable à 2 fois le prix dans un cadre plus propre, mais moins convivial. Une jeune javanaise, Syifa, faisant du tourisme seule dans son propre pays, est venue s’assoir avec nous et nous avons entamé la conversation. Elle nous a donné de bonnes références pour Yogiakarta.
Nous sommes allées toutes les trois au surfbar, un bar sur la plage, où il devait y avoir un ``bonefire party``. Finalement, le party n’a pas prit comme le feu. Là-bas nous avons parlé avec des exemples du parfait cliché américain : gros et républicains. L’un deux à proposer de jeter les démocrates au feu, un autre a sorti des arguments vaseux selon lesquels les démocrates accusaient les républicains d’être racistes alors qu’ils avaient mit fin à l’esclavage aux États-Unis ou encore qu’Obama gaspillait tout l’argent du pays. Ils nous ont proposé d’échanger Obama contre Harper. Avec plaisir, mon cher! Enfin, il faut de tout pour faire un monde il parait, le yin et le yang, mais ça me fâche qu’il y ait des gens si étroits d’esprits.
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