Aujourd’hui, nous sommes parties assez tard de l’hôtel. Maman a passé beaucoup de temps à modifier notre fichier Excel de dépenses, car maintenant que nous sommes en Malaisie, la valeur de la monnaie est différente. Aussi, la demande de visa pour le Cambodge a pris plus de temps que prévu, mais ça a fonctionné finalement. Nous avons mangé une soupe sur la rue comme déjeuné, puis nous sommes allées à La Maison Bleue, un autre bâtiment historique, mais on s’est perdues en chemin et nous sommes arrivées trop tard pour la visite guidée de 11h. Nous sommes donc partie prendre l’autobus pour le temple Kek Lok Si, qui est un énorme temple bouddhiste au sommet de l’une des collines entourant la ville. Nous avons été un peu déçue car le temple était bondé, engorgé par les échoppes de bébelles et plutôt quétaine qu’impressionnant. Nous comptions aller sur Penang Hill ensuite, une autre colline qui fut autrefois couvertes de champs de fraises et des maisons secondaires des riches colons établis à Penang. Cependant, un Malais dans l’autobus nous a dit que ça ne valait ni la peine ni le prix. Nous avons donc suivit son conseil et nous sommes retournées en ville. Nous avons visité un ancien hôtel au bord de l’eau, immense et du genre valet en livrée qui transporte les bagages. Il était très populaire, puis il est tombé en ruines à la suite de la banqueroute des propriétaires et fut rénové récemment pour retrouver ses jours de gloires d’antan. Nous sommes ensuite retournées à La Maison Bleue, qui est toute proche, à temps pour le tour guidé de 3h. C’était la maison d’un homme d’affaire chinois. Il est arrivé à Penang sans un sous en poche et est mort immensément riche. Cette maison, qu’il a fait construire pour y élever sa famille, est un immense manoir dont les murs extérieurs sont peints bleu indigo. Comme le reste des bâtiments historiques de cette ville, elle était presque en ruine, puis a été complètement rénovée et transformée en musée/hôtel. Ces maisons d’architecture chinoise ont des cours intérieures à ciel ouvert pour laisser entrer le vent et la pluie, selon le principe du Feng Shui, et des décorations en mosaïques faîtes à partir de morceaux de bols de céramique colorés. Après ça, nous sommes allées au musée de Penang, mais nous n’avons eu qu’une petite demi-heure pour le visiter puisqu’il fermait à 5h. Nous sommes retourné dans Little India pour récupérer les bijoux d’argent que nous avons fait nettoyer après que le souffre de la source les ait ternies. Nous avons profité de notre passage pour manger une boucher et visiter un temple indou, où un petit bonhomme bedonnant nous a fait un point rouge entre les deux yeux à l’aide d’une poudre en échange d’une ``donation``. En allant vers notre hôtel, on s’est arrêté dans un restaurant, qui était en fait le rez-de-chaussée de l’un de ses hôtels héritage qui émaillent la vieille ville, d’anciennes maisons chinoises ou coloniales restaurées. Le restaurant venait d’ouvrir et les chambres n’étaient pas encore meublées. L’hôtel, qui était absolument magnifique, a aussi un sympathique propriétaire qui nous a fait faire le tour et avec qui nous avons discuté un moment. Ensuite, nous sommes revenues à l’hôtel et un peu plus tard nous retournées savourer la cuisine de Penang dans les rues.
lundi 31 octobre 2011
Jour 61 : 29 octobre
Penang est le plus vieux port anglais en Asie et est de ce fait protégé par l’Unesco. L’île est abritée par Sumatra à l’ouest et par la péninsule Malaysienne à l’est, ce qui en faisait un parfait port d’attache. Cependant, à l’origine, l’île était couverte de marécages et inhabitée. L’île est reliée au continent par le plus long pont d’Asie, qui mesure 13,5km de long. Georgetown est célèbre pour son architecture coloniale et sa nourriture, qui combine des plats indiens, chinois, indonésiens, thaî, etc. Nous avons donc passé toute la journée à sillonner le vieux Georgetown, muni de plusieurs cartes, passant d’u ne bâtiment historique à l’autre. Nous avons vu des églises, des mosquées, des temples chinois, un temple indou, une maison Nonya, un fort, plusieurs bâtiments officiels tel que cour de justice et conseil municipal, de nombreuses maisons un peu partout à l’architecture coloniale, des monuments, une jetée couverte de bicoques de bois habitée par des générations de chinois, etc. Vers la fin de la journée, on commençait à être fatiguées alors on s’est payé un petit tour de betchak, les pousses-pousse/taxi-vélo, avec crème glacée. Il a plu une partie de l’après-midi, mais grâce à nos super ponchos/sacs poubelles/manteau de pluie, nous avons pu continuer notre visite de la ville. Le betchak nous a ramené à l’hôtel, où on a profité du wi-fi en reposant nos pieds fatigués. Ensuite, on est sorties manger sur la rue. Penang est réputée pour sa cuisine combinant nourriture indienne, chinoise, indonésienne et thaïlandaise. Les stands qui envahissent les rues après le coucher du soleil nous on fournit de quoi nous sustenter. Finalement, nous sommes allé dans un café internet pour faire scanner nos photos de passeport afin de pouvoir faire une demande de visa cambodgien par internet.
samedi 29 octobre 2011
Jour 60 : 28 octobre
Aujourd’hui, nous avons quitté l’Indonésie pour la Malaisie. De Iboh Inn, notre hôtel à Pulau Weh, jusqu’à Banana Guesthouse, notre hôtel à Penang, ça a pris environ 10h et nous avons pris deux bateaux, deux taxis, un avion et un bus. En passant à Aceh, avant de prendre l’avion, on est allé voir les bateaux que la vague a trainé jusqu’à 5km à l’intérieur des terres. Èn arrivant à Penang, on était un peu perdues et un homme très gentil nous a offert une ride gratuite jusqu’à la rue des hôtel de backpacker. On a cherché un moment, puis on a trouvé juste avant que la pluie ne commence à tomber. On s’est installées dans la chambre, puis on est allées manger. Nous sommes allées dans le quartier indien, qui est très proche. On était affamées alors on a commandé deux fois trop de nourriture. La nourriture était délicieuse et on s’est bourrée la face, en bon québécois. Ça faisait vraiment changement de l’Indonésie et de ses riz frits et crêpes à la banane. Ensuite, on a trouvé un bijoutier qui a pu nettoyer nos bagues d’argent ternies par la source sulfureuse. Finalement, on est retournées à l’hôtel et on s’est endormies comme des pierres.
Jour 59 : 27 octobre
Aujourd’hui est notre dernière journée à Pulau Weh. Ce matin, maman est partie en ville avec Lisa, la propriétaire de notre hôtel, qui allait faire son marché. Lisa a amené la machine à cartes de crédits, qui ne fonctionnait pas à cause de la panne d’internet, et ma mère a pu régler le problème de l’argent. Pendant ce temps, je suis allée plonger avec Vincent et un groupe de Malaysiens. J’ai vu trois bébés poissons anges empereur cette fois et un groupe d’au moins 150 poissons chirurgien bleus poudre tous rassemblés près d’un rocher, entre autres choses. Nous sommes revenus à l’hôtel pour dîner, comme d’habitude, et les Malaysiens on eu droit à une table couverte de nourriture. Il y en avait deux fois trop alors ils nous ont laissé les restes de calmars, poulet, riz et légumes. Merci pour le dîner gratuit! Ensuite, ma mère est revenue et nous sommes retournées plonger. J’ai enfin vu un requin! Il y en a, des petits, à plusieurs sites de plongée autour de Pulau Weh et je n’en avais pas encore vu, je les ratais toujours et ça me frustrais. Encore là, il y en avait 5 dans les parages et je n’en ai vu qu’un. Ils me fuient! En tout cas, j’en ai vu un à la dernière plongée, je suis satisfaite. Ensuite, nous sommes allé à une source chaude secrète que Vincent a découverte. C’était comme une plage de roches et à certains endroits il y avait des petites mares d’eau bouillonnante et fumante. On s’est installés dans une mare un peu plus grande et moins brûlante et on s’est fait des masques de boues. C’était très relaxant, la chaleur m’endormait. Maman et moi nous sommes rendues compte que nous avions oublié d’enlever nos bagues d’argent et le souffre les a ternies, mais nous pourrons sûrement les faire nettoyer à Penang. Nous sommes retournées manger à Olala, qui était beaucoup moins animé qu’hier soir. Nous avons discuté avec une touriste polonaise qui voyageait depuis 2 ans. Elle vit avec environ 10$ par jour. Elle a traversé la jungle de Bornéo toute seule et elle disait que les gens étaient très accueillants dans les villages perdus de la forêt, qu’ils l’hébergeaient et la nourrissaient gratuitement et venaient la voir comme une attraction rare. Elle s’est faite retourné de bord deux fois par les compagnies qui coupent le bois illégalement et qui ne veulent pas de témoins. La troisième fois qu’ils l’ont attrapé, ils l’on retenu pendant trois jour dans un camp militaire pour la questionner avant de l’envoyer hors de la forêt en voiture. Elle disait qu’ils avaient été très polis… Jesus christ, moi j’aurais eu la peur de ma vie. Elle aurait pu disparaître et personne ne l’aurait su.
Jour 58 : 26 octobre
Une seule plongée en avant-midi aujourd’hui. C’était assez sportif parce qu’on a du nager à contre courrant pendant un moment et l’eau était un peu plus froide. On a été récompensées de nos efforts par la vue de deux raies manta, les belles et grandes créatures volantes des océans. En après-midi, nous sommes allés au resort que Vincent construit un peu plus loin sur la côte. Très chic, le resort, petit mais de bon goût et hors de prix quand il sera terminé. Nous devions aller à une source chaude secrète, mais finalement Vincent n’a pas pu nous y amener. Maman et moi espérions qu’internet serait rétabli, mais il ne l’était toujours pas. Ça nous cause problème pour un tas de choses. D’abord, on ne peut pas payer l’hôtel parce que la machine prenant visa nécessite internet. Même chose pour les plongées au centre. Ensuite, on ne peut pas acheter notre billet d’avion pour la Malaisie ni faire notre demande de visa pour le Cambodge. En tout cas, on trouveras bien une solution… Ce soir, nous sommes allées manger au Olala resto. C’était rempli de touristes et de locaux travaillants au centre de plongée, il y avait plus d’une trentaine de personnes. L’ambiance était à la fête avec de la musique, de la danse, de la bière et pleins de mondes qui profitaient à fond de leur dernière soirée à Pulau Weh.
Jour 57 : 25 octobre
Aujourd’hui, nous avons encore plongé, mais avec Vincent cette fois, l’ami de Cintha. Ce matin, nous étions quatre avec Waldo, un gars qu’elle a rencontré en Inde il y a quelques mois, parce que Cintha ne se lève pas assez tôt. À midi, nous sommes retourné à l’hôtel pour la ramasser, mais il s’est mit à pleuvoir à torrent. On s’est réfugié dans la chambre de Waldo et on a grignotté des biscuits en attendant que ça passe. Cintha nous a parlé de son expérience comme volontaire à Banda Aceh juste après le tsunami. Elle a aidé à ramasser les corps. Nos bungalows d’hôtel sont des abris de fortunes d’urgence pour les victimes que des organisations avaient construites. La propriétaire a eu l’idée de les acheter et de les convertir en chambres. En après-midi, on est retournés plonger et le soir on a mangé tous ensembles. Cette nuit encore il y a eu un gros orage. La saison des pluies se fait bien sentir ici aussi. D’ailleurs, la tour d’internet a été brisé par un éclair et tout le village est privé de signal…
Jour 56 : 24 octobre
Notre amie Cintha, de Yogiakarta, qui nous avait parlé de cette île arrive ce soir. Nous allons plonger avec elle demain. L’un de ses amis possède un centre de plongée pas loin. En attendant, nous sommes allées à un autre centre et nous avons fait deux plongées. Le premier site était bien mais un peu trop rocailleux et plus tard, le dive master nous a dit que ce site était plus intéressant pour les plongeurs qui pouvaient aller plus en profondeur parce qu’on y voit souvent des requins. Le deuxième site était mieux. On a vu des poissons énormes, les napoléons, des barracudas, poissons papillons meyer, truite des coraux, picasso triggerfish, jack fish, powderblue surgeonfish, poissons perroquet, raies à poids bleus, pieuvres, wideband fusilier, crvettes de coraux, redfin butterflyfish, cuttle fish, des anguilles, des crabes de coraux, etc. Pour souper on a juste mangé des trucs pas chers dans un boui-boui. J’ai pris un plat végétarien pour éviter de trouver des vers dans mon assiette.
vendredi 28 octobre 2011
Jour 55 : 23 octobre
Notre avion pour Bandah Aceh ne partant qu’à midi, nous avions un peu de temps ce matin pour visiter Medan. Il n’y a pas grand-chose à voir, mais notre hôtel était à deux pas d’une grande mosquée et du palais des sultans de la ville. Après ces petites visites, nous sommes retournées à l’hôtel pour récupérer nos valises. Nous avons pris un taxi pour l’aéroport et hop, c’est reparti pour un tour dans les nuages. En arrivant à Banda Aceh, nous avons trouvé un taxi et visité un peu. Pour résumer, Bandah Aceh est une ville musulmane où est appliquée la Sharia qui, étant située à la pointe nord de Sumatra, fut rasée par le tsunami de 2004 (depuis elle a été bien reconstruite). Nous avons donc visité l’immense mosquée qui a miraculeusement survécut à la grande vague et le musée consacré au tsunami. La mosquée était magnifique, de ce que nous avons pu en voir en tout cas parce que nous n’étions pas asses décemment habillées pour y entrer. Le musée était très moderne, avec un genre de couloir noir dont les parois dégoulinaient (pour imiter la vague j’imagine), des photos de la destruction totale, des maquettes et les explications du phénomène en indonésien… Ensuite, on s’est dépêchées d’aller au port, où nous avons pris le ferry pour Pulau Weh. Deux heures plus tard, on arrive et on prend un taxi qui nous amène plus loin sur l’île (qui est beaucoup plus développée et grande que je ne l’avais imaginé). Ils nous déposent près d’un quai d’oû nous prenons un petit bateau qui nous amène à l’hôtel, enfin.
Jour 54 : 22 octobre
Hier soir, maman s’est rendue compte qu’elle avait oublié son maillot de bain à la source chaude. Elle y est donc retournée avec l’un de nos deux chauffeurs pour le récupérer. À son retour, nous avons remballé toutes nos affaires, à l’exception de nos vêtements et maillots encore humides de la veille. Nous les avons étendus au soleil avant d’aller au restaurent de l’hôtel pour déjeuner et profiter de la magie d’internet pour organiser la suite de notre voyage. Le prochain arrêt est une île au nord de Sumatra, Pulau Weh. La fille à qui appartenait le magasin de fabuleux sacs de cuirs à Yogyakarta nous avait dit que c’était le meilleur endroit pour plonger et qu’elle s’y rendait bientôt. Nous tergiversions sur la possibilité et les implications en argent, temps et transport pour se rendre sur cette île hors de l’itinéraire prévu. Ayant vu tout ce qu’il y avait à voir au lac Toba et au vu de la température pluvieuse, nous avons décidé que ça valait la peine. Nous voilà donc assises devant notre mini-portable, réservant billets d’avion, taxi et chambre d’hôtel. Au bout d’un moment, on s’est rendu comte qu’il pleuvait et je suis partie à la course pour sauver nos vêtements mis à sécher, sûrement déjà trempés. Eh bien non, un ange gardien (plus vraisemblablement un gentil touriste logeant dans une chambre voisine) avait mis tout ça à l’abri de la pluie. Nous avons donc pu fermer nos valises, dire au revoir aux gentilles serveuses su restaurent et embarquer sur le ferry pour Parapat. De là, nous avons pris un shuttle bus de 5h pour Medan. Avant d’embarquer, nous avons du attendre alors nous avons exploré un peu le marché du port et acheté quelques trucs (repas, fruits, gâteau). Nous sommes arrivées à Medan à la noirceur, dans un hôtel de backpacker sur une rue affreuse et très passante. Les lits étaient confortables et la chambre était propre, mais tellement petite que les valises entraient à peine et bloquaient la porte. L’air conditionné nous a permis de fermer la fenêtre, alors le trafic ne nous a pas dérangées.
vendredi 21 octobre 2011
Jour 53 : 21 octobre
Aujourd’hui, nous avons fait le tour le l’île de Samosir en motos (avec chauffeurs), Nous avons commencé par visiter un ancien village Batak. Une guide nous a fait visiter les maisons traditionnelles, encore habités aujourd’hui. Elle nous en a expliqué l’architecture et l’organisation, Devant les maisons, il y avait des chaises et une table de pierre vieilles de 400 ans. Elles étaient utilisées par le roi et les aînés du village pour discuter des problèmes et tenir les procès des criminels. Quelques mètres plus loin, un autre groupe de chaises et de tables étaient utilisés pour les exécutions, avec torture, décapitation et cannibalisme inclus. Ensuite, nous sommes allés visiter un autre village batak où nous avons assisté et participé aux danses traditionnelles et visité un petit musée. Le prochain arrêt était une source chaude. Nous avions imaginé une source naturelle, des bassins de pierres ou quelque chose du genre. En fait, l’eau chaude est acheminée par un tuyau jusqu’à une piscine carrelée. Le décor était décevant, mais c’était quand même très agréable et relaxant, surtout considérant le fait que nous n’avons eu que très rarement accès à de l’eau chaude. Il a plu pendant qu’on se baignait, mais le contraste de température était agréable. Après ça, nous sommes allé voir les tombes des derniers rois batak et un point de vue sur le lac en hauteur. Nous sommes repartis vers la péninsule, mais on s’est arrêtés en chemin dans une maison où les hommes du village se rassemblent pour jouer de la guitare et chanter en buvant du vin de palm. Nos chauffeurs nous ont amener manger du poisson grillé sauce batak et nous on reconduit à notre hôtel sous une pluie battante. La saison des pluies a définitivement commencée.
Jour 52 : 20 octobre
D’abord, un peu d’histoire. Le lac Toba, situé au nord de Sumatra, est le plus grand lac d’Indonésie avec ses 100km de long et 30 km de large. Il occupe le cratère d’un super-volcan qui s’est effondré sur lui-même il y a environ 100 000 ans. Sa dernière éruption aurait projeté tellement de cendres et de souffre dans l’atmosphère que la température globale de la Terre aurait chutée de 6°C, causant une aire glacière et la quasi-extinction du genre humain. Le centre su lac est occupé par l’île de Samosir, habitée par le peuble Batak. Nous nous sommes promenées sur la péninsule où se concentre l’activité touristique de l’île, nous arrêtant ici et là pour visiter d’autres hôtels, nous renseigner sur les transports et les prix pour visiter l’île, manger un morceau, discuter avec des touristes qui avaient fait le trajet avec nous, etc. De retour à l’hôtel on s’est baignées dans le lac avec l’une des gentilles serveuses du restaurent de l’hôtel. Ensuite, on est allées souper dans un restaurent tout près et on a revu Rob, un australien dans la quarantaine que nous avions rencontré sur le ferry qui nous a amené sur l’île.
mercredi 19 octobre 2011
Jour 51 : 19 octobre
Maman s’est réveillée en sursaut cette nuit parce qu’elle a senti une bête lui mordiller le doigt et ce matin, en faisant les valises, on s’est rendu compte que le sucre brun d’hier avait disparu… En tout cas, c’était encore une journée de transport, cette fois entre Bukit Lawang et Samosir, une île sur le lac Toba. Encore une fois, nous étions entassés avec d’autres touristes dans des shuttle bus. Côtés positifs : il pleuvait alors ce n’est pas une journée de soleil perdu et nous avons retrouvé par hasard le couple de français qui avait fait la randonnée des orang-outans avec nous. Côtés négatifs : on nous a servit les mensonges habituels à propos de la durée du trajet et du nombre d’arrêts en chemin et notre chauffeur a faillit frapper un groupe de femmes qui marchaient dans la route. Il a klaxonné sans ralentir et elles ont tout juste eu le temps de s’écarter. Aussi, ils ont faillit perdre l’une de nos valise. Il n’y avait pas assez de place dans notre bus pour les bagages de tout le monde et il y avait un deuxième bus qui allait aussi au lac Toba. Ils ont donc mis notre deuxième valise dans le deuxième bus en nous garantissant qu’il arriverait à bon port. Évidemment, quand on arrive au port où on doit prendre le ferry pour Samosir, le sac n’est pas là. En passant, c’était MA valise et elle contenait, en plus de mes vêtements, nos chaussures de marche, le chargeur du lap-top ainsi que l’adaptateur, etc. Les gars regardent autour, cherchant notre sac paresseusement. L’un d’eux me regarde et me dit : il arrive. Je le regarde avec des yeux qui disent ne me prend pas pour une imbécile et je lui réponds : non, les gars que tu vois là, ils étaient dans le bus contenant notre sac, et ils sont ici, alors non notre valise n’arrive pas. Un autre gars demande à ma mère de quoi à l’air notre sac et elle lui dit qu’il est bleu. Il pointe le premier sac à dos bleu en vu et dit : celui là? Non pas celui là! Vous êtes sûr? Oui! Maman commence à paniquer et à les engueuler : bande de con incompétents, imbéciles, incapables, etc. Moi je vais m’acheter des mangues de l’autre côté de la rue et je les mange sur le banc en attendant que le sac réapparaisse. Maman s’inquiète pour deux et les gars ont tous leur cell collé à l’oreille, tentant de localiser la valise. Ils l’ont retrouvé, à notre grand soulagement, et nous avons embarqué dans le ferry. Nous avons atterrit dans un hôtel pas mal, près de l’eau, bien après le coucher du soleil, où nous avons mangé de délicieux homards d’eau douce pour souper.
Jour 50 : 18 octobre
Maman s’est laissé convaincre par Andi de rester une journée de plus à Bukit Lawang pour explorer davantage les alentours. Moi, j’en ai profité pour faire la grasse mâtinée au lieu de me lever aux petits heures pour prendre le bus de touristes vers le lac Toba. En après-midi, nous sommes parties en betchak, des banquettes pour deux poussées par des vélos ou des motos comme à Yogia, sauf qu’ici au lieu d’être devant, la banquette est sur le côté comme un side-car géant. Andi et son ami sont venus avec nous pour nous diriger vers les choses intéressantes à voir. Nous nous sommes arrêtés devant une maison dont les habitants récoltent la sève de palme, un arbre, et la transforment en rondelles de sucre brun en la faisant bouillir (comme le sirop d’érable). Ensuite, nous avons vu une femme qui fabriquait des sections de toits en feuilles de palmiers. Elle peut faire 15 sections à 50¢ chaque par jour. Après, nous sommes allées nous baigner dans la rivière et je me suis amusée à faire des ricochets avec l’ami d’Andi. Il a commencé à pleuvoir (rain forest, n’oublions pas). L’eau était plus chaude que l’air, mais Andi ne nous croyait pas et refusait d’aller dans l’eau, préférant grelotter sur les galets. Ils nous ont trouvé des parapluies naturels, deux grandes feuilles de palmier, pour protéger notre sac à dos de la pluie. Nous sommes revenues vers les t boire un thé. Le ATM n’a pas marché alors on est dans le trou... En tout cas, on est revenu à l’hôtel et nous avons soupé encore une fois avec Andi et son ami. Ils nous ont fait griller du poisson de la rivière sur un feu. Nous l'avons mangé avec du riz (bien sûr) et une sauce sucrée-épicée, allongés sur des nattes de bambou sous un abri ouvert au bord de l'eau. L'ami d'Andi dont je n'arrive pas à me souvenir du nom a joué un peu de guitare pour compléter le tableau.
Jour 49 : 17 octobre
Nous avons décidé de rester une journée de plus. Nous avons besoin d’une journée de repos avant de partir vers le lac Toba. En s’en allant vers un café internet, on s’est arrêté dans un bouiboui de bord de route pour manger une bouchée. Grave erreur : il y avait des vers dans le poulet. Ça m’a bien coupé l’appétit et on est parties sans payer. Après un petit tour au café internet, on est allé rejoindre Andi, un des gars qui nous avaient conduits à la grotte des chauves-souris. Lui et un de ses amis nous ont amené faire de la tripe sur la rivière. Nous avons remonté le long de la rivière à pied sur un petit chemin. On s’est baignés et on a relaxé un moment au soleil avant de descendre la rivière sur les tripes 2 par 2. Les gars poussaient sur les roches avec leurs pieds pour diriger. La rivière est peu profonde, mais le courant est assez fort. Elle descend des montagnes alors l’eau est très claire, mais pas froide et entourée par la jungle. Ensuite, je suis retournée au café internet où maman devait me rejoindre pour qu’on se renseigne sur le visa cambodgien. Je n’ai pas réussi à avoir de signal, la jungle n’étant pas l’endroit avec la connexion internet la plus fiable. Nous sommes allé manger avec Andi et son ami, qui nous avait préparé un curry au poulet (sans vers celui là). Nous avons fini la journée en allant observer les étoiles de l’hémisphère sud. Il y avait plusieurs locaux rassemblés autour d’un feu, au bord de la rivière, jouant du tam-tam et de la guitare sous les étoiles.
dimanche 16 octobre 2011
Jour 48 : 16 octobre
On ne l’appelle pas la ``Rain forest`` pour rien. Il a plu toute la nuit. Entre le sol dur et le tambourinement de la pluie sur la bâche, tout le monde a très mal dormi. Il ne pleuvait plus au matin au moins. Le petit déjeuné était copieux et délicieux. On s’est baigné encore dans la rivière et dans une petite chute d’eau proche du camp. Après le diner, on a tout remballé et on est retourné au village en rafting sur de gros trippes dans la rivière. Ça nous a pris à peu près une demi-heure alors que l’allé en marchant nous avait pris 6h. Maman et moi avons changé d’hôtel. Le premier était assez glauque alors que le deuxième est au bord de la rivière au deuxième étage, la chambre est très belle et la salle de bain est aussi. Ensuite on est partie explorer la caverne des chauves-souris. Nous avons traversé un pont suspendu assez branlant au-dessus de la rivière. La grotte est en fait un enchaînement de 3 grottes qui était difficile d’accès et le soleil se couchait, alors nous n’avons exploré que la première avant de rebrousser chemin. À l’hôtel, j'ai tout juste eu le temps de prendre une douche et de me brosser les dents avant de tomber endormie sur le lit, totalement épuisée.
Jour 47 : 15 octobre
Nous sommes partis de l’hôtel vers 9h. La randonnée a commencée par une petite explication des plantations locales. Ils font la récolte des durians, un gros fruit vert à piquant, et du latex. Notre guide nous a expliqué que le durian était bon pour rendre un homme fort (traduisez par viagra naturel) et que le latex était utilisé pour la fabrication de condom. Il m’a d’ailleurs proposé de ramener du durian pour mon copain… que répondre à ça… Nous avons continué et nous avons quitté le terrain découvert pour nous enfoncer dans la jungle. En tout, nous avons marché environ 6h. Nous avons vu 7 orang outans : un gros mâle et un petit sauvages, deux femelles avec leurs bébé semi-sauvages et Mina, une femelle dangereuse contre laquelle les guides nous avaient mis en garde. Elle a probablement été maltraitées plus jeune et maintenant elle attaque parfois les guides et les touristes, mais nous étions avec 3 guides dont 2 sont allés devant pour lui donner des fruits pour faire diversion. Il n’y avait pas de danger, mais on était quand même stressés. Puis des abeilles m’on piqués et j’ai paniqué comme une fillette. Mon cri a fait courir les français qui croyaient être poursuivis par Mina. En tout cas, nous avons continué et nous avons vu une autre race de singe, des Thomas leaf. Ils sont de taille moyenne, blanc et noir, avec un mohawk. Ah j’oubliais, l’une des orang-outan amicale a pris maman par la main à la pause dîner et l’a tenu 15 bonne minutes pendant qu’elle partageait de la canne a sucre avec son bébé. Le chemin, au début dégagé, est vite devenu plus difficile, allant en montant puis en descendant, parfois très à-pic. Vers la fin, pour descendre jusqu’au campement au bord de la rivière, c’était particulièrement à-pic, boueux, plein de pierres et de racines. Le tonnerre grondait depuis un moment et nous sommes arrivés au camp juste à temps. Le soleil se couchait et la pluie commençait à tomber un peu. On s’est baigné dans la rivière pour se laver de toute la sueur et la terre de la randonnée, c’était parfait. Le camp était constitués d’une longue tente et d’une plus petite faites d’un genre d’armature de bambou recouvert de bâches de plastiques. La grande était pour dormir et la petite pour cuisiner. Après la baignade on s’est réfugié de la pluie dans la ``cuisine``. Il y avait un petit feu, du thé et des biscuits. On s’est tous changés en vêtements secs, on a discuté un moment et puis notre guide a sorti du Bob Marley (traduisez du pot) qu’il a mélangé avec du tabac et partagé avec le cuisinier et les français. Ensuite, on s’est installé dans la grande tente pour manger tous ensemble. Après le souper, on s’est amusé un peut avec des cartes et des énigmes d’allumettes du style 1 + 11 + 111 = 4, comment rendre cette égalité vraie en ne bougeant qu’une seule allumette.
Jour 46 : 14 octobre
Journée de transport entre Yogyakarta et Bukit Lawang. Nous avons prit un taxi de notre hôtel à l’aéroport, un avion de Yogyakarta à Jakarta, un autre de Jakarta à Medan, puis un shuttle bus de Medan à Bukit Lawang. Quand nous avons débarqué de l’avion climatisé, nous avons été frappées par l’atmosphère humide et chaude. L’air était lourd et collant, comme une soupe, très différent du climat sec de Yogyakarta. Quand nous sommes arrivées à Bukit Lawang, il était tard et il faisait nuit noire. Nous avons trainé nos valises sur 500m de petits chemins de terres et de briques dans le noir jusqu’à notre hôtel. La propriétaire nous attendait et nous avons discuté avec un guide pour organiser notre randonnée dans la jungle le lendemain. Bukit Lawang est connu pour son parc protégé où vivent de nombreux orang outans, les hommes de la forêt. Nous voulions faire la treck d’une demi-journée, mais un couple de français qui avait fait le trajet en bus avec nous voulaient faire celle de 2 jours et on s’est laissé convaincre.
Jour 45 : 13 octobre
Ce matin, nous avons rassemblé tous les souvenirs, bijoux et autres que nous avons acheté durant ces dernières semaines en plus de quelques vêtements que nous avions en trop. Nous avons amené tout cela à la poste pour envoyer un paquet au Canada. Nous nous sommes ainsi débarrassées d’un peu plus de 9kg de bagages en surplus. En y allant, nous nous sommes arrêtées au marché, mais rien d’intéressant là. Ce n’était ni exotique ni beau, ce n’était qu’un genre de centre commercial. Ensuite, nous sommes rentrées à l’hôtel et avons eu la bonne surprise de trouver notre carde de crédit au bureau de l’hôtel. EFIN elle est arrivée, donc nous pouvons quitter Yogyakarta demain. Nous avons essayé d’acheter des billets d’avion en ligne, mais la compagnie de vols n’accepte pas les paiements par crédit à moins de 48h du départ. Maman a donc dû se rendre à l’aéroport pour acheter les billets en personne. Nous avons fini l’après-midi au bord de la piscine et nous sommes allées souper avec Sabrina et deux touristes allemandes. En partant, Sabrina nous a fait la bise et nous a dit qu’en indonésien, ça se disait chum pipi kanan chum pipi kiri, qui signifie bisou joue droite bisou joue gauche. En abrégé ça fait chipika chipiki. Enfin, on fait nos valises et c’est reparti pour la suite…
mercredi 12 octobre 2011
Jour 44 : 12 octobre
Encore une journée relax en attendant que la carte de crédit que nous avons commandé pour remplacer celle perdue à Bali arrive par la poste. Ce matin, ma mère est allée au coiffeur se faire teindre les cheveux. En après-midi, nous sommes retournées au magasin de sacs de cuir et le soir nous avons suivit un cours d’orfèvrerie dans l’un des nombreux ateliers de joaillerie de la ville. J’ai fait un pendentif et maman, une bague. Nous avons plus de respect maintenant pour les orfèvres parce que c’est plus dur que ça en a l’air. C’est bien beau relaxer à Yogya en attendant la carte, mais il faudrait qu’on bouge si on ne veut pas manquer de temps pour visiter Sumatra. Une réflexion que je me suis faîte ces derniers temps en participant à notre dossier de compte: si vous voulez devenir millionnaires rapidement, ne jouez pas à la loterie, déménagez en Indonésie. 1$CAN vaut ici environ 8500 Rp, donc si vous arrivez ici avec 100$ dans vos poches, ça y est vous êtes millionnaire!
mardi 11 octobre 2011
Jour 43 : 11 octobre
À 9h ce matin, nous sommes allées à notre cours de cuisine indonésienne au Via Via café. Nous sommes d’abord allées acheter les ingrédients au marché puis nous sommes revenu au restaurent. On s’est installées au deuxième étage, sur une terrasse ouverte, extension du restaurent au rez-de-chaussée. Il y avait un petit coin cuisine juste assez grand pour ma mère, une autre touriste et moi plus notre professeure, Made, une balinaise très gentille. Nous avons cuisiné du Gado-Gado, du Mangut Ikan, du Nasi Cuning et du Tempe. Le Gado-Gado, c’est des légumes bouillis (patates, carottes, épinards, haricots, pousses de soya) et une sauce aux arachides délicieuse. Nous avons ajouté des œufs durs et du tofu à la recette. Le Mangut Ikan, c’est du poisson légèrement frit baignant dans une sauce à base de lait de coco, plaines d’épices, avec du basilic et un peu de tomate. Le Nasi Cuning est un riz jaune, un riz blanc bouillit dans du lait de coco avec de la citronnelle, du laurier et du turmerik, qui lui donne sa couleur. Le Tempe, c’est des arachides et des échalotes frites avec une sauce au caramel, aïl, piment et pâte de soja. Nous avons disposé toutes ces bonnes choses sur la table et avons dégusté notre festin. C’était vraiment aussi délicieux que l’odeur le laissait deviner, mais aussi beau, très coloré. Ensuite, nous sommes rapidement retourné à l’hôtel pour plonger dans la piscine parce qu’il faisait une chaleur infernale, avec le four en plus… je cuisais autant que la nourriture. Nous avons donc passé quelques heures à relaxer, puis Sabrina est venue à l’hôtel. Quand nous avons descendu la rivière en trippe, elle nous a avoué ne pas savoir nager. Nous lui avons donc proposé un cours de natation dans la piscine de notre hôtel et elle a accepté. Ma mère lui a montré quelques trucs puis nous avons mangé les restes de notre festin de midi assises en indiens sur le lit. Enfin, nous sommes allé nous renseigner à Via Via pour d’autres activités à faire demain. En face, il y a un magasin qui vend, entre autres choses, des sacs de cuir absolument fabuleux pour le tiers du prix de Montréal. Maman et moi étions comme deux fillettes dans un magasin de bonbons…
lundi 10 octobre 2011
Jour 42 : 10 octobre
Journée de dolce farniente (la douceur de ne rien faire)
Le cours de cuisine que nous voulions faire ce matin a été reporté à demain matin parce que le groupe était complet. En conséquence de quoi nous n'avions rien à faire aujourd'hui, ayant déjà visité ce qu'il y avait de plus intéressant dans et autour de la ville. Bref, nous avons profité de la piscine de l'hôtel, pratiqué notre indonésien et j'ai fait le spécial carte pendant que maman se faisait faire une pédicure à 5$. Nous sommes allées souper avec l'un des gars de couch surfing qui nous avait répondu après Sabrina. Le repas consitait en d'énormes et délicieuses pizzas. Miam...
Le cours de cuisine que nous voulions faire ce matin a été reporté à demain matin parce que le groupe était complet. En conséquence de quoi nous n'avions rien à faire aujourd'hui, ayant déjà visité ce qu'il y avait de plus intéressant dans et autour de la ville. Bref, nous avons profité de la piscine de l'hôtel, pratiqué notre indonésien et j'ai fait le spécial carte pendant que maman se faisait faire une pédicure à 5$. Nous sommes allées souper avec l'un des gars de couch surfing qui nous avait répondu après Sabrina. Le repas consitait en d'énormes et délicieuses pizzas. Miam...
dimanche 9 octobre 2011
Spécial carte
On m'a demandé d'ajouter des cartes pour aider mes chers lecteurs à situer les endroits dont je parle. Donc, voici une carte de Bali et une de Lombok. Le trajet que nous avons suivi est en rouge et le nom des villes où on s'est arrêté sont entourées de cercles. Le trajet va un peu dans tous les sens, alors référez vous aux anciens post pour situer les dates et les activitées liées aux lieux.
Jour 41 : 9 octobre
Aujourd’hui, nous sommes allées descendre une rivière en tripes. C’est Nina qui nous en avait parlé alors nous y sommes allés à 4, maman, moi, Nina et un de ses amis. C’était une toute petite rivière qui passait dans de superbes et immenses grottes. Les niveau de l’eau était bas parce que c’est la saison sèche, donc à certains endroit on restait coincés dans les rochers et des gars nous poussaient. C’était amusant, différent de ce qu’on fait d’habitude. En chemin, à la suggestion de notre chauffeur, nous avons acheté des sauterelles grillées, et j’en ai mangé. Je sais que certains d’entre vous ne me croiront pas, alors j’ai pris une photo ET un film. Au retour, nous sommes allées à notre nouvel hôtel avec piscine ET internet (youpi!). Finalement, nous sommes allées tester la cuisine d’un restaurent où nous nous sommes inscrites à un cours de cuisine mardi.
Jour 40 : 8 octobre
Alors aujourd’hui, nous sommes retournées au Kraton pour assister à un spectacle de marionnettes traditionnel. Ces marionnettes, appelées Wayang, sont fabriquées à la main à partir de cuir de bœuf. Les artistes sculptent et peignent le cuir de génération en génération selon un design et des motifs ayant une quantité de significations. Le spectacle était accompagné de la musique traditionnelle (que je trouve affreuse personnellement, ça sonne comme si un groupe d’enfants avait été lâchés dans une salle plaine de xylophones et de gongs). Malheureusement, le récit était en javanais, dont on ne comprenait rien à l’histoire, mais c’était intéressant. Ensuite, on est retournée magasin de marionnettes pour en acheter. On a également visité des galleries de batik (peinture sur tissu réalisée avec de la cire et de la teinture, la cire protégeant le tissu de la teinture ce qui permet de créer un motif). Il fait assez chaud à Yogyakarta et la maison de Sabrina (couchsurfing) n’est pas super confortable, alors on s’est cherché un hôtel avec une piscine. Ensuite, nous avons visité le Taman Sari, la maison des concubines du sultan, puis le musée Sono budoyo, qui exposait un peu d’histoire javanaise. Pour finir, nous sommes allées au centre commercial pour utiliser internet, parce que je devais m’occuper de mon inscription au cégep à la session d’hiver. Toute la journée, on s’est déplacé d’un endroit à l’autre en pousse-pousses, des genres de banquettes de deux places surmontées d’un auvent et propulsées par un homme à vélo.
samedi 8 octobre 2011
Jour 39 : 7 octobre
Aujourd’hui était une journée de visite des alentours de Yogyakarta. Ce matin, à 8h, notre chauffeur est venu nous chercher à la maison de Sabrina. Il a une belle mini-vanne à 8 places très confortable. Nous sommes allés à Borobudur d’abord. L’Indonésie étant un archipel très fertile, elle fut une route commerciale importante pour diverses cultures durant des milliers d’années et fut colonisée ou influencée par ces civilisations. Chaque grande religion du monde s’y est succédé : animisme, hindouisme, bouddhisme, islamisme, christianisme. Aujourd’hui, la majorité de la population est musulmane, surtout à Sumatra et Java, les deux plus grandes îles de l’archipel, mais chaque religion a laissée des traces. Bali est restée hindouiste, la Papouasie est animiste et des communautés shintoïstes ou chrétiennes sont disséminées un peu partout. Tout cela pour dire que Borobudur est un immense temple qui date de l’époque où Java était bouddhiste. Après ce temple, nous sommes allées dans un atelier de bijoux en argent et en chemin notre gentil chauffeur s’est arrêté pour nous acheter des mangues ou pour cueillir des fruits dans les arbres pour nous. Ensuite, nous sommes allées voir le Merapi, un autre volcan, très actif celui là. L’éruption de 2009 a fait 200 morts dans les villages environnants, en plus de détruire les villages, maisons et récoltes. Pourtant, les gens ne s’éloignent pas. Ils reconstruisent leur maison et attendent. Après une éruption, le sol est sec, brûlé, mais si on attend quelques années, il redevient extrêmement fertile, les cendres étant un engrais naturel. Après le Merapi, nous sommes allées à Prambanan. Prambanan est un complexe de plus de 200 temples hindous contruits, selon la légende, par un prince qui voulait séduire une princesse. Le soleil se couchait et nous n’avions plus de batteries dans la caméra, mais nous avions un guide qui nous a expliqué en détails l’histoire du Ramayana, une légende hindou, que racontent les bas-reliefs du temple. Nous sommes revenus à Yogya et nous sommes allés manger dans un restaurant chinois avec notre chauffeur, Sabrina et un de ses colocataires/ami. La nourriture était délicieuse, mais le restaurant était dehors sur le bord d’une route très passante, alors c’était bruyant. J’ai vraiment adoré les temples, et je pourrais les décrire en long et en large, parler de leur restauration, de toutes les statues et reliefs ainsi que leur signification, mais une image vaut mille mots.
Jour 38 : 6 octobre
Aujourd’hui, nous avons visité le Kraton à Yogyakarta. C’est en quelque sorte l’hôtel de ville. Yogyakarta est encore aujourd’hui gouverné par un sultan. Le Kraton, entouré d’un mur d’enceinte, comprend la maison du sultan et de sa famille, une grande cour intérieure, une terrasse de réception pour les visites des dignitaires internationaux, une pour les réceptions à dîner, d’autres pour les spectacles de danse traditionnelle ou de marionnettes, un musée, un restaurant et diverses salles utilisées par des fonctionnaires, le sultan ne pouvant s’occuper de tout. Après le dîner, nous avons visité un atelier de confection de wayan. Ce sont les marionnettes traditionnelles, faites de cuir de buffle et soigneusement sculptées et peintes à la main selon un design ayant une signification précise. Je me suis un peu perdue dans le flot d’explications, mais je me souviens des motifs représentants les 4 éléments eau, terre, air et feu, entre autres choses. Après ça, nous sommes allées voir Sabrina à son travail, une agence de voyage, pour avoir des infos sur les billets d’avion vers Sumatra et les tours pour les alentours de Yogya. Ensuite, on s’est promené un peu avec elle. À un moment, je me suis vraiment sentie comme dans un film : les néons dans la nuit, le trafic de motos et de bicyclettes, la foule grouillante, les musiciens de rue, etc. On est allé prendre une bière dans un endroit réputé pour les back-packer, le Café Bintang. Ninan nous a amenées dans un restaurant très populaire à Jojia qui appartient à un travesti, The House of Ramisten. On y sert des mets traditionnels javanais. En allant aux toilettes, je suis passée par la cuisine, et il y avait des stalles avec des chevaux… wtf O.O ??? Nina nous a rassurées, ils tirent des calèches et n’aboutissent pas dans notre assiette.
jeudi 6 octobre 2011
Jour 37 : 5 octobre
Lever à 3h du matin pour faire l’ascension du Gunung Bromo et assister au lever du soleil. On enfile nos vêtements chauds, encore à moitié endormies, puis on va au restaurent pour prendre un thé en attendant que les autres soient prêts. Je ne me sentais pas très bien. J’ai mis ça sur le compte de la crêpe que j’avais mangée la veille et on a embarqué dans le Jeep. Elle nous a amené jusqu’à une colline au sommet de laquelle il y a un point de vu sur les alentours. On a fait une partie du chemin à dos de poney et le reste c’était un escalier. Le levé du soleil était absolument magnifique et la vue, époustouflante. On est en altitude, au dessus d’une couche de nuages qui remplissent la vallée au loin. On voit le village en contrebat, d’abord les lumières dans la nuit, puis les maisons à mesure que le soleil se lève. La route suit le bord du cratère, une falaise qui tombe jusqu’à une immense vallée de cendre. Au centre, un cratère, comme un cône dont la pointe aurait implosée. Plus loin, le cône fumant du volcan. On est redescendues à pied jusqu’au Jeep. Le chauffeur nous a conduits dans la vallée de cendre, au pied du cratère. Je n’ai pas pu le monter parce que je me sentais trop mal, mais maman l’a fait. À l’hôtel j’ai pu me reposer un peu. On est reparties dans un autre shuttle bus une heure plus tard. Ça a pris 11h pour aller à Yogyakarta, les distances étant plus grandes à Java qu’à Bali. Avant-hier, nous avions envoyé des demandes sur couch surfing et avions reçu une réponse positive d’une agente de voyage de 25 ans, Sabrina. Nous avons communiqué par text avec le cellulaire. On s’est donné rendez-vous à un super marché et elle est venue nous chercher en moto. Elle vit avec 5 autres étudiants dans une maison indonésienne standard, c'est-à-dire avec plancher carrelé, matelas par terre et toilettes turques. On n’était dernière minute, alors on ne va pas faire les fines bouche, et puis elle est très sympathique et elle peut nous aider à visiter la ville et les alentours puisqu’elle est agente de voyage.
Jour 36 : 4 octobre
Avant-midi relax à l’hôtel au bord de la piscine. Un shuttle bus est venu nous ramasser pour nous amener à Cemoro Lawang, le village au pied du Gunung Bromo. Après 5h de trajet, on s’est arrêté à Probolinggo où on a dû attendre 2h pour qu’un groupe de touristes allemands arrivent de Bali. On a changé de bus et on est parties. À Cemoro Lawang, le bus nous a débarqué à un hôtel bizarre parce qu’il appartenait à des allemands et que ça ressemblait à un chalet suisse de la forêt noire… sur les flans d’un volcan indonésien… Enfin, maman n’était pas sûre de rester quand tout à coup : Karin et Yako! Le couple hollandais avec qui nous avons sympathisé à Kuta Lombok était dans le même hôtel, au même moment. Coïncidence bizarre parce qu’on ne s’était absolument pas donné rendez-vous et qu’on n’était même pas sensés être à cet hôtel là. C’était un signe, alors on est restées et on a discuté un peu avec eux. Les touristes visitent tous les mêmes endroits, alors on croise les mêmes personnes, mais le timing était vraiment parfait.
lundi 3 octobre 2011
Jour 35 : 3 octobre
Comme nous étions vraiment fatiguées hier soir après la journée de transport, on a décidé de ne pas se lever à 3h du matin pour voir le levé du soleil sur le Kawah Ijen, volcan à l'est de Java. On a passé la matinée à l'hôtel. Nous sommes parties à 10h et après 1h30 de trajet nous avons grimpé le volcan. Cette fois, le chemin n'était pas étroit et recouvert de pierres volvaniques, mais en terre et poussière. Assez molo au début, la pente est vite devenue raide. Dans le cratère du Kawah Ijen, il y a un magnifique lac turquoise et une mine de souffre. Il y a 300 hommes qui y travaillent. Ils transportent 70 kilo de souffre dans des paniers de banbous, sur leur dos, du fond du cratère jusqu'au pied du volan. Les vapeurs de souffres sont toxiques. Maman et moi avons dû louer des masques à gaz à deux travailleurs pour descendre dans le cratère parce qu'on n'arrivait plus à respirer. Or, la plupart des mineurs n'ont qu'une serviette humique pour se protéger le nez et la bouche. Certains n'ont même pas de chaussure! Le lac est trop acide pour s'y baigner et de toute façon, il est chaud, donc pas très raffraîchissant. En remontant du cratère on a dû s'arrêter souvent, complètement essoufflées. Eux, ils font le trajet deux fois par jour. C'est à peu près la vision que je me fais de l'enfer. C'est comme l'histoire Sisyphe, dans la mythologie grècque. Les Juges des Enfers le punirent en l'obligeant à rouler un énorme rocher jusqu'au sommet d'une colline et de le rejeter de l'autre côté pour qu'il retombe. Aussitôt qu'il est près d'atteindre le haut de la colline, il est rejeté en arrière sous le poids de l'énorme rocher, qui retombe tout en bas, et là, Sisyphe le reprend péniblement et doit tout recommencer, encore et encore. Maman et moi avons demandé pourquoi ils n'établissaient pas un meilleur système avec un monte charge ou même des ânes, et on nous a répondu que ces hommes sans qualifications n'auraient plus de travail. Enfin, malgré l'horreur de la mine, le paysage était impressionnant. Notre chauffeur nous a ramené par la route défoncée qui mène au volcan, la dancing road qu'il disait. Ça vous donne une idée du brinquebalement de la voiture, et de nous dedans. On a souper à l'hôtel, c'était délicieux, mais on pensait encore aux mineurs.
Jour 34 : 2 octobre
Ce matin, nous sommes parties de Nusa Lembongan vers 8h30. Il a fallu patauger avec la valise sur une centaine de mètres de sable innondé et d'algues (marée basse) pour rejoindre le bateau public car il n'y a pas de quai. Une heure plus tard :Bref, arrivée à Sanur, où on a trouvé un shuttle bus pour Legian. Ce n'est pas difficile, ils se battent pour les touristes, comme toujours, mais il faut négocier les prix, comme toujours. À Legian, on a pris un taxi pour se rendre jusqu'à l'hôtel où on avait laissé notre deuxième valise. Ensuite, on est passées dans un magasin pour acheter du crédit pour notre cellulaire. Ensuite, taxi pour se rendre au terminal des autobus voyageurs. En chemin, ma mère se rend compte qu'elle a oublié son Lonely Planet au magasin. Demi tour, on le récupère, puis on s'arrête en chemin pour dîner avec le chauffeur et retour au terminal. On a attrapé le bus de 2h pour Java juste à temps, le timing parfait. Dans le bus, ma mère découvre que le Guide Michelin manque à l'appel. Trop tard, on est parties. Elle était pas fière d'elle. J'ai réussi à lui rendre le sourire en sortant le paquet de carte. On s'est mise à jouer à pige dans le lac en indonésien pour pratiquer nos chiffres. Des jeunes gars assis devant nous nous observaient, essayant de comprendre le jeun, et on leur a demandé comment dire roi, reine et valet. On a essayé de discuter un peu, mais ils ne parlaient pas anglais et nos rudiments d'indinésien ne vont pas très loin. On est arrivées à Banywangi après le coucher du soleil. Le bus nous a débarqué un peu au milieu de nul part, mais heureusement deux gars en mini vanne nous on amené dans un bel hôtel.
samedi 1 octobre 2011
Jour 33 : 1 octobre
Encore une journée de plongée, pour mon plus grand plaisir. À l’origine, nous voulions venir visiter Nusa Lembongan pour voir le mola mola, un poisson préhistorique d’une tonne. D’août à octobre, ils viennent se promener à Crystal Bay. Nous voulions aussi aller voir les raies à Manta Point. Hier, il y avait des vagues venant du sud qui nous ont empêchées de faire ces sites. Aujourd’hui, les conditions étaient meilleures, alors ont a pu y aller. Le paysage à lui seul valait le coup. Le trajet en bateau longeait des kilomètres de falaises creusées de grottes par le ressac. À certains endroits, il y avait même des plages de sable blanc cachées dans les replis des falaises couronnées de verdures. Ça me faisait penser aux paysages de rochers flottant du film Avatar. Le premier site où on est allées, c’est Manta Point. On a vu au moins une dizaine de raies. C’était impressionnant de voir ces animaux à l’allure préhistorique nager au dessus de nous, à 3m à peine. Elles étaient très gracieuses malgré leur taille (2m x 2m au moins, de la queue à la tête et de la pointe de chaque aileron). En les regardant, j’ai mieux compris comment l’évolution a permis aux poissons de devenir oiseaux. Elles étaient belles, mais disons qu’on n’avait pas envie de les caresser. Elles sont sauvages et dangereuses, avec un dard empoisonné qui a fait plus d’une victime. En réalité, elles avaient sûrement plus peur de nous que nous d’elles. Les désavantages de cette plongée, c’était d’abord qu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à voir que les raies. Il y avait bien quelques poissons, mais à peine, et aussi une ou deux méduses dont les corps transparents et gélatineux étaient traversés d’un genre de courant luminescent vert et rose. Le deuxième inconvénient, c’était le froid. L’eau était à 20°C, alors qu’aux îles Gili elle était à 28°. Au bout de 15 min je frissonnais et la plongée durait 45 min… Aussi, on n’avait pas apporté la caméra. Elle ne va qu’à 5m de profondeur et habituellement on va à 18m, donc on ne peut pas l’utiliser, mais là les raies étaient à la surface. On aurait pu l’utiliser pour photographier les falaises aussi… Ensuite, nous sommes allées à Crystal Bay. On a manqué le mola mola de peu, malheureusement. On a vu son ombre à la limite de notre champ de visibilité, et il a disparu. Au moins, le jardin de corail était magnifique, très coloré. L’eau était bizarre par contre. Elle était chaude, mais traversée partout de courants froids. On pouvait même les voir. La différence de température faisait comme le miroitement de chaleur qui brouille les routes en été et crée les mirages dans le désert. L’eau froide miroitait légèrement, semblait comme plus solide, comme du jello. À un moment, il y en a une vraiment froide qui m’a surprise et j’ai lâché un cri sous l’eau : ablurp! En après midi, on a fait un tour de moto sur l’île et nous sommes allées se faire bronzer à Mushroom Bay. Le soir, retour au même warung qu’hier soir, délicieux et vraiment pas cher du tout, avec une française qu’on avait rencontré à Kuta Lombok, Catherine.
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