samedi 31 décembre 2011

Rétrospective

Je suis contente d'être à la maison. J'ai adoré mon voyage, mais je ne suis pas triste qu'il ait pris fin. C'est agréable de serrer sa famille et ses amis dans ses bras, de dormir dans son propre lit, de se brosser les dents avec l'eau du robinet ;P C'est l'hiver, mais le froid ne me dérange pas et la neige rend la ville jolie. Le temps des fêtes rend notre retour joyeusement festif. Mon père est génial, il m'a offert un nouvel Ipod touch pour templacer celui que j'ai perdu au Vietnam. Ma mère et moi avons tranquillement repris possession de la maison. Les locataires qui l'ont occupé durant notre absence étaient déjà partis, nous ne les aurons jamais croisés. Nous avons passé l'aspirateur, ouvert les placards, transféré les vêtements de leurs boîtes à nos tiroirs, rempli le frigo vide de quelques victuailles, etc. Il nous reste à faire le ménage de nos photos. Nous en avons pris près de 2000, il nous faut donc en éliminer. Nous allons aussi les identifier pour ne pas oublier le nom des endroits et des gens qui y figurent. Bientôt, nous serons en mesure de faire un bel album. En ce qui me concerne, je vais les ajouter au blog (mieux vaut tard que jamais) et les mettre sur facebook pour que tous et toutes puissent voir les merveilles que j'ai vu et propager la fièvre du voyage!

Jour 118 : 25 décembre

... attente à Séoul, avion jusqu'à Chicago, attente à Chicago, avion jusqu'à Montréal. On m'avait dit que l'hiver avait été pluvieux, mais la veille de notre départ, il a enfin neigé alors nous avons été accueillies par un jolie manteau blanc. Ma grande soeur est venu nous chercher à l'aéroport en voiture. Elle nous avait apporté des manteaux et des bottes. Elle nous a conduit directement chez ma tante, soeur de ma mère. Là, nous avons fêté Noël en famille avec un bon souper, une fondue chinoise pour rester dans le thème de l'Asie ;P Après quoi nous sommes enfin allées à la maison. Ma soeur nous avait préparée une surprise en décorant la maison avec des lumières extérieurs et un sapin de Noël à l'intérieur. C'était vraiment gentil de sa part. On a monté nos valises et on les a défaites, pris nos douches pour effacer plus de 36 heures de trajet, fait nos lits, nos lits à nous après tous les lits d'hôtels, et on a dormi. 

Jour 117 : 24 décembre

Aujourd'hui est le dernier jour que nous passons en Asie. Nous avons déjeuner à la chambre et fait nos valises, puis nous sommes allées profiter de la plage une dernière fois. Je me suis laisser flotter dans la mer un long moment en me disant de profiter à fond de cette sensation parce que c'est la fin du voyage. Je flottais sans effort dans l'eau fraîche et salée, les vaguelettes clapotant contre moi, le soleil réchauffant ma peau, pensant que d'ici quelques heures je serais coincée dans un avion puis de retour à Montréal, dans le froid jusqu'à l'été, et j'étais tout simplement heureuse d'être là. Nous ne sommes restées à la plage que peu de temps, car la mini vanne pour l'aéroport venait nous chercher à l'hôtel à 13h30. On a embarqué après avoir pris une petite douche dessalante, avoir enfilé des vêtements confortables pour le trajet et avoir récupéré nos passeports dans le petit coffre fort de l'hôtel. Le long trajet a alors commencé. Trajet jusqu'à l'aéroport, attente, premier avion jusqu'à Bangkok, attente, deuxième avion jusqu'à Séoul...

mercredi 28 décembre 2011

Jour 116 : 23 décembre

Aujourd'hui, nous sommes allés sur une plage plus éloignée pour faire du snortling. Nos amis nous ont encore une fois conduit en moto. Cette plage était beaucoup plus petite. Nous avons louer masques et tubas et avons observé un peu la faune locale. La marée étant basse et peut-être aussi à cause de la pluie d'hier, la visibilité n'était pas très bonne, et il n'y avait pas des tonnes de poissons ou des coraux très colorés, mais c'était tout de même agréable. Et puis j'ai vu une espèce d'énorme méduse rose. Le dessus ressemblais à un champignon pointu, comme ceux dans les contes, pointillé. Cette partie bougeait beaucoup. En dessous, il y avait une corolle qui ressemblait un peu à un choux-fleur. Au centre, en dessous, il y avait des filaments. Et plein de petits poissons l'utilisait comme refuge. Ella nageait juste à la surface de l'eau, à 200m de la plage. Au retour, on a vu un panneau de traverse d'éléphants près d'une refuge, les panneaux routiers jaunes. On trouvait ça drôle. 

jeudi 22 décembre 2011

Jour 115 : 22 décembre

Ce matin, nous sommes allées en balade à moto. Maman n’est pas à l’aise parce qu’elle n’a conduit une moto qu’une seule fois et moi je ne sais pas conduire. Cependant, le petit vieux d’à côté a une moto et notre ami italien en a loué une. Ils ont gentiment acceptés d’être nos chauffeurs alors nous sommes partis à 4. Nous sommes allés voir le bouddha géant au sommet d’une colline pas très loin. Il est encore en construction, parce qu’il est uniquement financé par des dons. Les gens achètent en fait des tuiles de marbre. Ils peuvent écrire un petit message au dos avec un marqueur permanent et les tuiles sont ensuite posées sur le bouddha en béton pour lui faire une belle peau blanche. On a acheté la plus petite et signé, un petit geste symbolique pour la fin du voyage. Ensuite, on a vu derrière un panneau une femme qui nettoyait les tuiles dans un seau. On s’est dit tien, ils les lavent et ils les revendent. Le gars au comptoir nous a assuré que non, que c’était une préparation pour les tuiles avant d’être posés. Ouais… c’est ça. Enfin, on est retournés à l’hôtel et maman et moi sommes allées à la plage pour le reste de l’après-midi, jusqu’à ce que la pluie nous chasse. Ça ne m’a pas dérangé, le soleil se couchait de toute façon, et puis j’adore les pluies d’été. 

Jour 114 : 21 décembre

Nous n’avons pas de frigo dans notre chambre, alors hier soir nous n’avons pas pu acheter lait, fromage et yogourt. Ce matin, maman est donc partie acheter ces quelques produits frais pendant que je coupais notre ananas en morceaux selon la technique asiatique. Voyez-vous, les vendeurs de fruits, pour ne pas gaspiller, ne coupent pas entièrement l’extérieur rugueux de l’ananas. Ils coupent en diagonale pour retirer les petites cavités rondes er dures tout en gardant la pulpe entre elles. Maman est revenue et nous avons mangé nos yogourts additionnés de fruits frais et nos céréales muscli baignant dans du lait (oh miracle, du vrai lait, vous ne pouvez pas imaginer la difficulté d’en trouver en Asie, tout ce qu’ils vendent c’est du concentré en boite, du Carnation sirupeux et sucré). Après quoi nous sommes encore allées à la plage, faire la même chose qu’hier, c'est-à-dire relaxer, bronzer, manger, se baigner et lire. En soirée, nous sommes allées manger dans un petit resto thaï en bord de route avec le petit vieux qui fait jouer du Bob Marley dans le Bungalow de l’autre côté de la pelouse et un italien qui était dans le bus avec nous en venant de l’aéroport.

Jour 113 : 20 décembre

Une petite journée à profiter de la dolce farniente sur la plage. Nous avons lu et fait des allés-retours à l’eau pour nous rafraîchir de temps en temps, notre plus grand souci étant la réussite de notre bronzage. On a mangé des frites sur la plage, maman a fait une marche le long du croissant, et voilà. La plage est belle, l’eau est claire comme celle d'une piscine, le sable est doux et malgré la grande quantité de touristes, on n’a pas eu à se battre pour avoir des chaises longues (la crise économique en Europe et les inondations à Bangkok ont apparemment réduit un peu le nombre de touristes). Vers 17h30, le soleil commençait à baisser alors nous sommes parties. Nous avons marché un peu, essayant de trouver un centre de plongée abordable (il n’y en a pas, c’est cher ici). En revenant vers l’hôtel, on s’est arrêté dans un 7eleven et au marché pour acheter des victuailles pour ce soir et demain matin. À l’hôtel, on a mangé notre souper thaï (riz, curry rouge et curry vert, soupe et légumes bien emballés dans des petits sacs de plastiques comme ceux dans lesquels sont transportés les poissons rouges) sur une table volée à nos voisins à la lumière filtrant par la fenêtre de notre chambre. L’ambiance était complétés par les grillons et du Bob Marley provenant d’un autre bungalow occupé par un gentil petit vieux venu passer sa retraite sous le soleil.  

Jour 112 : 19 décembre

Petit matin tranquille à faire les valises et discuter avec un gentil touriste français qui était allé à Phuket. Il nous a fournit des conseils et noms d’hôtels. Maman est retournée à l’agence de voyage pour prendre la confirmation du changement de date de notre billet de retour. Moi, je suis allée échanger nos livres contre de nouveaux dans une boutique de livres usagés que j’avais repérée la veille. Nous avons ensuite pris un taxi tuk tuk pour l’aéroport. L’avion était énorme comparé aux petits engins que nous avons maintenant l’habitude de prendre pour les vols domestiques en Asie.
C’est en débarquant de l’avion, juste après avoir récupéré les bagages, que la bataille contre les crosseurs à commencée. D’abord, il faut que vous sachiez que Phuket, c’est le Miami de la Thaïlande. Pourquoi êtes-vous allé là? me demanderez-vous… Eh bien, nous voulions une plage et le billet d’avion était moins cher que pour aller à Ko Samui, l’île principale d’un trio moins commercial, donc voilà. Guy, le touriste français, nous avait dit que le coup de la vie était plus cher là, qu’il fallait s’attendre à payer minimum 750 bath la nuit (environ 25$), sinon plus car la haute saison du temps des fêtes a commencée. Moi, j’étais sûre de trouver moins cher et je ne voulais pas réserver d’avance parce qu’on a toujours trouvé mieux en improvisant sur place. Bref, pour en revenir aux crosseurs, 2 femmes ont tentés de nous vendre des chambres à 1000 bath avant que nous embarquions dans la mini-vanne pour l’une des plages autour de Phuket. La vanne s’est arrêtée en chemin dans une agence touristique où un ladyboy a tenté sa chance, sans succès. Finalement, le chauffeur de taxi aussi nous a déposés devant un hôtel à 1200 bath la nuit, puis a voulu appeler son « ami ». Après 4 mois, on connaît la chanson. Après insistance de notre part, il nous a conduits à un hôtel où nous avons pu avoir un grand bungalow tout propre avec jardin pour 500 bath. Na na na na na na!  
Guy nous avait dit d’éviter la plage de Patong, le repaire absolu des prostituées et des douchbags, et d’aller plutôt à Karon. Karon étant plus au sud, la vanne est passée par Patong. C’est l’horreur. Ça rivalise de laideur avec Kuta Bali. Que des bars, magasins, néons et la populace qui va avec le décor. Karon est moins horrible, mais pas tant que ça. Heureusement, on s’est trouvé un petit coin tranquille, une oasis (Lucky gesthouse, quel nom approprié ;P). Nous avons mangé au restaurent de l’hôtel pour ne pas faire compliqué et avons marché jusqu’à la plage (10 min). Elle semble belle, autant que nous ayons pu en juger, étant donné que c’était la nuit. Le sable est blanc et fin, l’eau est chaude et au soleil elle devrait être turquoise.

dimanche 18 décembre 2011

Jour 111 : 18 décembre

Aujourd’hui, nous avons fait un petit tour organisé en dehors de la ville. Premier arrêt, le jardin des orchidées et des papillons, du déjà vu touristique. Deuxième arrêt, la cascade pour se baigner. Ça c’était bien, Il y avait une glissade d’eau naturelle creusée dans la roche par l’eau. Troisième arrêt, le village ethnique où l’on pouvait voir des femmes au long cou, celles qui s’enroulent des anneaux de cuivre autour du cou pour l’étirer. Cette tribu vient en fait de Birmanie et comme toutes les tribus, ils vivent normalement dans des coins assez reculés, à des heures, voir des jours de marche. Ce village était clairement un set-up pour touristes qui n’aiment pas les randonnées. Chaque maison avait un étal couvert de bijoux et foulards à vendre. Toutes les femmes et les fillettes étaient habillées et maquillées dans le style traditionnel, comme pour une parade. Ça me mettait hyper mal à l’aire, j’avais vraiment l’impression d’être au zoo, ces gens étaient comme des bêtes de foire mis en pâture à l’appareil photo des touristes. Au moins ces gens profitent du tourisme puisqu’ils font un peu d’argent à vendre leur truc, avec les donations, etc. Quatrième arrêt, le rafting. Dans un bateau pneumatique jaune, nous avons descendu des rapides sur quelques centaines de mètres. On s’est retrouvés coincés à deux reprise contre des roches et c’était assez drôle de se pitcher d’un bord puis de l’autre du bateau pour essayer de le décoincer. Cinquième arrêt, la balade à dos d’éléphant. Cette fois, nous avons embarqué sur un mâle, qui est plus gros que la femelle et a des grandes défenses. Sixième et dernier arrêt, la fabrique de papier, papier fabriqué à partir de merde d’éléphant, eh oui. Les éléphants mangent des tonnes d’herbe et de feuilles, ce qui fait que leurs excréments sont des grosses boules de fibres végétales. Les gens les ramassent, les fond bouillir, les blanchissent, étalent le tout sur des tamis et font sécher ça au soleil, ce qui leur donne un papier grossier, mais écologique et sans odeur. Ils utilisent ensuite le papier pour fabrique toutes sortes de choses : cadres, boîtes, carnets, etc. Nous avons terminé la journée par une promenade dans le night market du dimanche. Nous avons été surprises et impressionnées par sont étendue, il était gigantesque ce marché. Il s’étendait d’un bout à l’autre de la vieille ville et débordait de la rue principale sur les rues environnantes dans un dédale infini d’étals de marchandise et de nourriture variée. Nous avons soupé là et avons magasiné un peu, mais on s’est découragée au bout d’un moment devant la taille du marché. Ça n’en finissait plus, littéralement. 

Jour 110 : 17 décembre

Aujourd’hui, nous avons visité le temple de Doi Suhtep, un autre temple bouddhiste, au sommet d’une colline celui-là. Une galerie remplie de bouddhas dorés entouraient une stuppa doré qui brillait de façon aveuglante au soleil. Dans une partie de la galerie, un temple était rempli de bouddhas et de moines. Des gens venus prier tournaient autour de la stuppa en tenant une fleur de lotus dans leurs mains jointes. Des boites de donations et des chandelles parsemaient le tout. C’était correct, pas trop kitch, beaucoup de monde, mais un rituel auquel nous n’avions pas assisté jusque là, donc intéressant. En après-midi et soirée, nous avons pris un cour de cuisine thaïlandaise. C'était bien, la nourriture était bonne et nous étions un petit groupe de 4, donc c'était plus convivial.

Jour 109 : 16 décembre

Une petite journée tranquille à marcher dans la vieille ville de temple en temple. Je suis déçue de Chang Mai après Luang Prabang. C’est plus gros et moins beau. La vieille vile était autrefois entourée de murs et de douves, et ils ont conservé les douves et quelques pans de murs de briques, mais rien d’autre n’a été préservé. La ville est aussi remplie de temples bouddhistes, qui étaient intéressants, mais pas à se jeter par terre. L’une des différences notables par rapport aux autres temples bouddhistes que nous avons vus, au Laos par exemple, sont les offrandes en monnaie et autres qui pendent du plafond. Nous avons aussi passé quelques temps dans une agence de voyage. Les plans ont changés, nous irons passer la fin de notre voyage sur une plage (YÉ!!!). D’abord, nous sommes toutes les deux fatiguées de bouger partout. Nous reposer et faire le plein de soleil avant de revenir à Montréal en plein hiver nous semble une bonne idée. Ensuite, le dernier arrêt avant notre départ était Bangkok, une grosse ville, donc bruyante et stressante. De plus, nous avons peur que la visite soit plus difficile du fait que la ville a été inondée récemment. Bref, nous allons à Phuket au lieu d’aller à Suhkothaï et nous ne ferons que passer par l’aéroport de Bangkok. Aussi, nous avons changé la date de notre retour. Nous reviendrons le 25 décembre au lieu du 23. Eh oui, Noël dans l’avion… Je me rattraperai au jour de l’an!

jeudi 15 décembre 2011

Jour 108 : 15 décembre

Une nuit inconfortable, quelques changements de véhicules, le passage de la frontière et quelques arrêts en chemin plus tard, nous sommes arrivées devant un hôtel de Chang Mai, Thaïlande. Le trajet aura durée 18h en tout je crois. On s’est installées, on a pris une bonne douche et on est allé manger un morceau au marché avec un sympathique couple d’Argentin rencontré dans l’autobus.

Jour 107 : 14 décembre

Aujourd’hui, nous nous sommes levées à 6h du matin pour voir la procession des moines. La ville est pleine de temples et de monastères bouddhistes. Chaque matin, tous les moines mendient pour de la nourriture. Les gens les attendent avec du riz et d’autres victuailles, qu’ils déposent dans les bols des moines. C’est un rituel d’humilité pour les moines et de générosité pour le peuple. C’était assez spécial, très rapide aussi. Ensuite, retour à l’hôtel pour une sieste. Plus tard, nous avons visité le musée d’ethnologie, un temple, une petite exposition et avons cherché de nouveaux livres. Finalement, retour à l’hôtel pour prendre les bagages, on ramasse de la bouffe en chemin et on mange dans le bureau de l’agence de tour en attendant le tuk-tuk qui nous amène au terminus d’autobus. Là, nous avons la mauvaise surprise de nous être encore fait crosser. Le gars nous a vendu des billets pour un bus de nuit V.I.P et on se retrouve dans un bus express beaucoup moins confortable. Tous les autres touristes du bus se sont aussi fait crosser. En plus, une femme et sa fille, des laotiennes, on eu le culot de nous voler nos place. Maman les a fait bouger vite fait. Ensuite, on a dû changer de bus parce qu’un pneu a éclaté. Enfin, nous sommes parties avec une heure de retard. Destination : la Thaîlande, 7e et dernier pays de notre périple!

Jour 106 : 13 décembre

Ce matin, nous avons prit le bus pour Luang Prabang. N’ayant pas acheté les billets d’avance, il n’y avait plus de place dans celui de 8h30. Donc, après nous être levées tôt, avoir fait les valises en vitesse et marché jusqu’au terminus dans la brume matinale, nous avons dû attendre 2h et demi pour le bus de 11h. Le bus était en fait un camion à l’arrière duquel nous nous sommes installées (entassées) avec une bonne douzaine de locaux. Disons que c’était pittoresque, comme balade. 4h plus tard, nous sommes arrivées à Luang Prabang, pour apprendre que le bus de nuit pour la Thaîlande de ce soir était plein. Pas de chance… On partira demain. Ce n’était pas plus mal parce que maman est malade à cause de la balade nocturne en bateau en revenant de la treck infernale. Elle va pouvoir se reposer un peu donc. Étant arrivées relativement tôt, nous avons grimpé une colline dans là ville au sommet de laquelle on peut visiter un temple. Ensuite, nous avons profité une dernière fois du night market.

mardi 13 décembre 2011

Jour 105 : 12 décembre

Épuisées par notre randonnée de l’enfer, nous avons raté le bateau matinal pour Luang Prabang, donc nous sommes coincées ici jusqu’à demain. Trois jours de perdus, donc, à cause de ça… En tout cas, on avait rien de mieux à faire que relaxer, manger, lire au soleil et s’offrir un petit massage de nos muscles endoloris par cette marche de 15h. 

dimanche 11 décembre 2011

Jour 104 : 11 décembre

Ce matin, notre guide s’est vaguement excusé d’avoir amené de l’alcool et nous a offert un déjeuner gargantuesque comme pot de vin en échange de notre silence. L’autre idiot a fait comme si de rien n’était. Encore une fois, notre guide s’est fait accompagné d’un local, puisqu’il ne connaissait pas le chemin. Le gouvernement essai de concentrer la population en rassemblant des villages de façon a pouvoir fournir plus de services (éducation, santé, etc.), le prochain village était donc déserté. Conséquence : le chemin, qui n’était plus utilisé depuis un an, était envahit par la jungle et les sangsues. Je DÉTESTE les sangsues. Le local a finit par retourner vers son village, disant à notre « guide » qu’il n’y avait qu’un seul chemin, donc impossible de se perdre. Eh bien oui, on s’est perdu. Notre imbécile de guide n’avait ni boussole, ni fusée éclairante, ni nourriture, ni désinfectant pour eau et évidemment, son cellulaire ne captait pas au milieu de la jungle. J’étais tellement en colère et épuisée que j’ai hurlé un bon coup au sommet de la colline. C’était ça où frapper quelqu’un. Heureusement, après avoir monté et descendue la même colline deux fois, nous avons rencontré des villageoises transportant des sacs de riz qui nous ont guidé. On se voyait déjà camper dans la forêt… Enfin, nous sommes arrivés vers 4h au village où nous devions dîner. On a mangé un peu et on a rencontré d’autres touristes venus de Mong Noi, la petite ville où on devait prendre un bateau pour revenir à Nong Khiaw. Ils nous ont dit qu’il nous restait environ 1h30 de marche et notre guide s’obstinait à dire que c’était 2h30. On est donc parties avec un touriste français, les deux idiots juste devant nous. Ils avançaient plus vite et nous ont simplement laissées derrière, comme ça. Nous sommes arrivés à Mong Noi après le coucher du soleil. Le bateau nous a ramené à la lumière de la pleine lune. Il faisait un froid de canard, avec le vent en plus, pas plus de 5°C. On avait peur que le bateau frappe une roche, ça aurait vraiment été la cerise sur le Sunday. Nous sommes arrivées à bon port et pendant que j’allais nous trouver une chambre, ma mère a raconté nos malheurs au propriétaire de l’hôtel où on avait réservé le tour. Nous avons obtenu un remboursement de 50% et de plates excuses. On s’est consolées avec du chocolat chaud et d’autres douceurs dans un bon restaurent près de notre hôtel. 

Jour 103 : 10 décembre

Premier jour de randonnée. Nous sommes parties assez tôt et avons marché en tout environ 5h. Au début, la pente était assez raide, mais c’est devenu plus facile. Nous avons traversé plusieurs ruisseaux et quelques champs, mais la plupart du temps, nous marchions sur un chemin de quelques pouces de large dans la forêt, à flan de colline. Nous sommes arrivées au village où nous devions passer la nuit vers 3h. C’était un tout petit village, quelques maisons de bois et de bambou sur pilotis, beaucoup de poulets, de porcs et de chiens, des tonnes d’enfants. Les gens étaient sympathiques, mais pas un seul ne parlait anglais, alors la communication était basique. Voilà pour le positif, ensuite ça se gâte. Notre guide ne connaissait pas vraiment le chemin et s’est fait accompagné par un autre gars. Déjà, ça aurait dû nous inquiéter. En arrivant au village, il a commencé à boire du whiskey de riz avec un local et nous en a offert. Maman a goûté, par politesse, mais le suédois dans la fin quarantaine qui nous accompagnait a largement dépassé le minimum poli. À minuit, nos deux larrons continuaient de boire au coin du feu en déblatérant des inepties très fort. Maman, essayant de dormir dans les couvertures sales et puantes qui nous ont été généreusement fournies pour la nuit, s’est vite tannée. Malheureusement, ils étaient complètement intoxiqués, surtout le suédois qui refusait d’aller se coucher et est devenu violent à un moment. Il a faillit tomber dans le feu deux fois et il est tombé en bas de l’échelle menant à la maison. Heureusement qu’il ne s’est pas blessé parce qu’il n’y avait ni hôpital ni route à des kilomètres. Notre imbécile de guide a eu le culot de demander à ma mère de le surveiller en attendant qu’il se calme et aille dormir pare que lui, il était fatigué. L’autre soulon a fini par s’installer dans son hamac. Oh my Bouddha! comme dirait notre "guide"...

vendredi 9 décembre 2011

Jour 102 : 9 décembre

En avant-midi, nous avons exploré le village, dont on fait le tour en à peu près 5 minutes de marche. Nous avons marché jusqu’à une caverne où les villageois se sont réfugié durant la guerre. En après-midi, nous avons réservé une randonnée de deux jours dans la forêt jusqu’à un autre village nommé Muong Noi. Nous avons également marché jusqu’à un village encore plus petit et perdu par une route de terre. 

jeudi 8 décembre 2011

Jour 101 : 8 décembre

Une journée de transport. Nous avons prit un bateau de Luang Prabang à Nong Khiaw, un village plus au nord. Ce fut une longue, longue, longue ballade de 7h. En chemin, le bateau a raclé le fond rocheux de la rivière, ce qui a fait toussoter le moteur et laisser une bonne quantité d’eau pénétrer la coque. On s’est donc arrêtés sur la berge sablonneuse, tout le monde est descendu les pieds dans l’eau et nous avons fait une chaîne pour sortir les bagages. Après un moment à écumer l’eau hors du bateau et à tripoter le moteur, notre chauffeur nous a indiqué qu’on pouvait repartir. On refait la chaîne en sens inverse et on se réinstalle en croisant les doigts pour ne pas couler. La ballade s’éternisant, je me suis lassée d’observer le paysage de collines vertes. J’ai donc eu le temps de lire tout un livre et de discuter un peu avec mes compagnons de bateau. Le fait est qu’il y avait 2 bateaux, et ma mère et moi avons été séparées au moment d’embarquer. Hors, c’est elle qui avait le sac à dos avec les fruits et craquelins. Le temps avançait et vers midi, mes compagnons de bateau, me voyant seule et affamée, m’ont gentiment offert de la nourriture sous forme de chips, bananes, oréo, kitkat et bouteille d’eau. En s’approchant de Nong Khiaw, le paysage a changé, passant de vallonné à escarpé, des montagnes de kartz aux cimes ennuagées remplaçant les collines. Nous sommes finalement arrivés au village. Étant sur le circuit touristique du Laos, il y a plusieurs homestay et guesthouse ainsi que des restaurants, mais c’est vraiment petit et perdu comparé à Luang Prabang. 

mercredi 7 décembre 2011

Jour 100 : 7 décembre

Aujourd’hui fut une petite journée relax. Nous sommes resté à Luang Prabang, explorant un peu à vélo. Nous avons visité le palais, transformé en musée, et deux temples. En après-midi, nous sommes allées prendre un verre et lire au Utopia. C’est un restaurent/bar au bord de la rivière, très joli et relaxant avec un genre de balcon de bambou couvert de coussins et de tables basses. Le menu était rigolo avec des commentaires pour chaque drinks du genre : Absinthe! 60% Looking for the green fairy? Ensuite, nous avons observé la mise en place du night market avant d’aller profiter d’un sauna et d’un massage. En soirée, retour au buffet végétarien auquel nous avons ajouté poisson et poulet grillé. Miam miam XD

mardi 6 décembre 2011

Jour 99 : 6 décembre

Super journée! Nous sommes encore parties sur un tour, meilleur encore que celui d’hier. Nous sommes parties de Luang Prabang en vélo. Nous avons fait un bon bout de chemin sur une route de terre vallonnée jusqu’à la rivière. Là, un long bateau de bois avec un moteur étrange dont l’hélice était au bout d’une longue perche métallique nous a amené jusqu’à une chute semblable à celle d’avant-hier. Là, nous avons mangé un énorme dîner de riz frit au poulet. Il y en avait deux fois trop alors on a gardé le reste pour le souper. Nous avons profité du soleil et de l’eau pendant une heure au moins. Ensuite, nous sommes reparties avec le bateau à moteur et nous avons pris des kayaks. Nous avons descendu la rivière en kayak pendant au moins trois heures, parfois pagayant dans de petits rapides, parfois nous laissant dériver, d’autres fois nageant à côté de nos kayaks. La plupart du temps, nous n’étions de maman, le guide et moi. Parfois, nous voyions un pêcheur, des enfants ou des cultivateurs sur les berges. Un seul autre groupe en kayak est passé. Nous avons débarquées au coucher du soleil en contrebas du bureau de l’agence, qui nous a ramené à notre hôtel en vanne. Après avoir laissé nos affaires à l’hôtel, nous sommes allées au night market. Parmi toutes les tables, il y a un buffet végétarien où l’on peut avoir autant de légumes, pâtes et riz que l’on peut en empiler dans une assiette creuse pour 10 000 kips, ce qui fait environ 1,25$. Nous avons donc ajouté deux assiettes de légumes au reste de notre dîner, plus une bière, ce qui nous a fait un gargantuesque et délicieux souper. La dernière activité de la journée, mais non la moindre, fut le film. J’ai déjà dit qu’il y avait un festival de films laos en ce moment, et ce soir étant le dernier soir, nous nous devions d’y assister. C’était quelque chose. Le film était à propos du mariage de deux jeunes d’environ 25 ans. Le gars venait de Bangkok et la fille d’un village Laos. Apparemment, elle l’avait aidé à atteindre sa chambre d’hôtel après une beuverie qui l’avait laissé chancelant. Des gens l’on vu, des rumeurs de villages s’en s’ont suivit sur ce comportement indigne d’une bonne jeune fille. Humiliée, la fille se fait réprimander par sa mère. Le gars, embarrassé de lui avoir causé des ennuis, la demande en mariage pour effacer le déshonneur. Évidemment, l’ex du gars débarque en ville et ses parents ne se pointent pas car le vol avait été reporté, causant plus de cancans dans le village. La fille s’enfuit presque, mais le gars la rattrape à l’aéroport et la supplie de rester par l’entremise de l’interphone. Tout cela très mal joué et souligné d’une musique… ma fois très laotienne, et entrecoupé de séquences montrant la vie au Laos comme les tuk tuk baladant des touristes et des moines quêtant le matin. Tout cela pour dire que c’était un choc culturel et que ça nous a fait bien rire. J’adore le Laos XD

lundi 5 décembre 2011

Jour 98 : 5 décembre

Aujourd’hui, nous sommes encore partis sur un tour, seules cette fois. Hier, nous avions attendu après d’autres touristes qui avaient décidés de se prendre un lunch au moment du rendez-vous, alors cette fois nous avons pris un tour privé. Le chauffeur nous a amené jusqu’à un village. Là, un bateau nous a fait traverser la rivière pour que nous visitions un temple dans une grotte que l’eau a creusée dans l’une des nombreuses falaises bordant le Mekong. La grotte était remplie de sculptures de bouddha dans toutes les positions traditionnelles. Ensuite, nous nous sommes baignées dans la rivière. Des garçons sont venus nous rejoindre et nous avons joué un moment avec eux dans l’eau, plus dans le sable à faire des stuppa, les constructions bouddhistes. Des fillettes sont venues nous joindre éventuellement. Nous étions entourées d’une bonne quinzaine d’enfants rieurs, sinon plus. Ensuite, nous avons chevauché des éléphants! D’abord assises sur un banc installé sur le dos de l’éléphant, je me suis ensuite assise sur son cou, les jambes derrières ses grandes oreilles qui me tapaient les jambes, les mains appuyées sur le dessus de sa tête. C’était super, mais un peu inconfortable, sa tête étant assez large et sa peau très rugueuse. Sur le chemin du retour, on s’est arrêté dans un village où ils fabriquent de l’alcool et l’embouteille avec des serpents, scorpions et mille-pattes géants attrapés dans la forêt. J’imagine que ça fait bon effet quand ils servent des shoutters aux touristes de la gente masculine, moi ça me faisait froid dans le dos… 

Jour 97 : 4 décembre

Premier jour au Laos! Il fait beau soleil, ce qui nous met immédiatement de bonne humeur ce matin. Nous louons deux bicyclettes et explorons un peu la ville. Luang Prabang est une petite ville qui s’étant sur une péninsule dans le fleuve Mekong. Le bord de l’eau est bordé d’un mur, puis d’une tranche d’arbre et d’une petite rue où s’alignent hôtels et agences de tours. C’est mignon comme tout et calme. C’est un mélange de Bukit Lawang et Gili Trawangan. Nous réservons un tour pour une chute d’eau en après-midi, puis on continu notre balade. Nous stationnons les vélos près de l’eau, descendons un escalier, traversons la rivière sur un pond de bambou et marchons au bord de la rivière jusqu’à une petite échoppe vendant des breuvages que l’on peut déguster sur des buches servant de sièges et de tables en admirant la vue. La rivière est un peu boueuse, mais calme et entourée de végétation. D’ici, on ne voit pas les bâtiments cachés par les arbres. Au loin, les montagnes se détachent sur un ciel bleu sans nuages. Après avoir retourné les vélos et prit nos maillots, nous embarquons dans la vanne de l’agence, qui ramasse d’autres touristes avant d’aller à la chute. C’est un endroit superbe. La chute crée un ruisseau qui coule sur des bassins en étages, créant des centaines d’autres chutes en escaliers arrondis. L’eau est fraîche et turquoise, le soleil brille dans l’eau. À l’un des bassins, une corde de tarzan permet de sauter à l’eau depuis un arbre. On se baigne un moment et je m’essai à la corde avant de remonter pour voir la chute plus haut. Nous pouvions continuer à grimper jusqu’à la source, mais le chemin dans la forêt était plutôt raide et il fallait retourner au stationnement. Étant arrivés un peu tard, le soleil est descendu et nous avons très vite perdu lumière et chaleur. Il faudra revenir pour profiter plus longtemps de ce site enchanteur. Au retour, nous avons exploré le night market. Il s’étant sur au moins 1km. Des centaines de familles y vendent toutes sortes de délicieuses choses à manger et de choses à acheter. Comme d’habitude, les vêtements disputent l’espace aux écharpes de soie, bijoux, sacs, chaussures, pantoufles, lanternes, ombrelles, etc. Avant même d’avoir avancé de 15m, nous étions déjà pleines de rouleaux impériaux, jus de fruits, petites crêpes, patates douces, etc. Ce qu’il y avait d’exceptionnel, c’était le festival de films. Un cinéma en plein air fait d’une grande toile blanche, d’une centaine de chaises de plastique et d’un projecteur, permet aux touristes comme aux locaux de profiter de films asiatiques sous-titrés. Nous n’avons pas vraiment pris le temps de les regarder, mais un aperçu de quelques minutes nous a donné une impression de films d’auteurs un peu loufoques. Notre hôtel est dans le coin d’une petite allée en L tout près du marché, alors quand nous en avons eu assez, une marche de 3min nous a ramenés à notre petit chez nous.

Jour 96 : 3 décembre

Aujourd’hui, nous nous sommes encore promenées dans le vieux quartier, observant les façades négligées des maisons coloniales et nous arrêtant de temps en temps pour manger dans la rue. Nous avons visité une autre maison communale, celle de la communauté des vendeurs de soie. Des reproductions de costumes royaux étaient exposées, des tuniques brodées à la main de motifs compliqués (dragons pour le roi, phénix pour la reine). Certaines avaient des espèces d’ailes dans le dos. Nous sommes retournées à la maison d’hier, celle de la communauté des frappeurs de monnaie et bijoutiers, pour acheter l’une des magnifiques photos qui nous avait tapées dans l’œil. Nous sommes également passé par notre ancien hôtel, où nous avons récupéré nos billets d’avion. Ensuite, nous avons marché jusqu’à la cathédrale, qui était belle, mais fermée et dont la façade aurait bien besoin d’un bon nettoyage. Nos pieds nous ont menés jusqu’au lac où nous avons visité une pagode sur une petite île. Un taxi nous a ensuite ramené chez Luyen. Nous avons fait nos valises en 15 minutes et pris un autre taxi vers l’aéroport. Un peu plus de 2h plus tard, nous avons atterris dans notre 6e pays, le Laos, à Luang Prabang. Le taxi, rechercher un hôtel, checking in, déballage de nos affaires, tout cela est devenue une routine bien huilée qui nous demande peu de temps. Il fait déjà noir depuis longtemps dehors, nous explorerons la ville demain. 

Jour 95 : 2 décembre

Aujourd’hui, nous nous somme promenées dans le vieux quartier d’Hanoi. Nous avons visité une autre maison communale, celle de la communauté des frappeurs de monnaie et bijoutiers. Il y avait parmi les objets exposés de superbes baguettes en argent. Maman a tergiversé pendant un moment devant de belles photos semblables à celles que nous avions vu il y a quelques jours, mais plus petites et moins chères. Finalement, nous sommes reparties les mains vides. Après un détour par notre ancien hôtel, où nous avons acheté des billets d’avion hors de prix pour Luang Prabang, nous avons embarqué dans un taxi. Sur le chemin de la maison de Luyen, il y avait un mur interminable longeant la route couvert de belles mosaïques colorées. Nous sommes allées à la Pâtisserie de Luyen, où elle tenait un souper de Noël en avance, un événement promotionnel pour son entreprise. Au rez-de-chaussée, il y a une boutique de pain, pâtisserie et sandwich qui donne sur la rue. Derrière, un salon s’ouvre. Derrière le salon, une pièce sert à exposer les vêtements, sacs et lingeries fabriquées dans la petite fabrique au deuxième étage. Les employés sont pour la plupart handicapés. Luyen les aide en leur fournissant un emploi. Après avoir goûté quelques petites choses, je suis retourné seule à la maison. Nicolas, le fils de 18 ans de Luyen, voyant que je voyageais depuis trois mois 24h/24 avec ma mère, s’est dit que j’aurais peut-être besoin de sortir un peu avec des jeunes. Il m’a donc invité à la fête d’anniversaire d’une amie dans le quartier. C’était amusant, mais étrange, de me retrouver entourée d’ado pour la première fois depuis des mois. Tous de nationalités différentes, ils étudient ensembles dans une école international. Leurs parents sont ambassadeurs ou hommes et femmes d’affaire voyageant partout pour leur travail et emmenant leurs enfants avec eux d’un pays à l’autre. Ils discutaient en anglais en groupe et dans d’autres langues quand une paire venait du même pays, comme deux allemandes très sympathiques.  

Jour 94 : 1er décembre

Encore de la pluie aujourd’hui, avec un net rafraîchissement, à notre plus grand déplaisir. Le point positif, c’est que nous avions bien calculé notre affaire en prenant le tour de 2 jours pour la baie de Halong, plutôt que celui de 3 jours. Ainsi, nous n’avons pas été prisonnières d’un bateau sur la pluie. Le point négatif, c’est que cette température grise, froide et pluvieuse est vraiment handicapante quand on veut se balader tranquillement dans la vieille ville. Nous avons tout simplement abandonné l’idée et sommes allées au musée d’ethnographie, que nous comptions visiter de toute façon, et le musée sur Hô Chi Minh. Le premier est intéressant. Il expose la diversité des ethnies qui vivent au Vietnam, et ailleurs en Asie du Sud-Est. Il y avait des centaines de panneaux sur les différents groupes, avec des cartes montrant leurs répartitions respectives sur le territoire vietnamien, leur production, leur économies. Des costumes traditionnels et objets de la vie courante étaient exposés en vitrines. Des modèles miniatures et grandeur nature de maisons traditionnelles avec des parties comme des fenêtres disputaient l’espace à des mannequins figurant des vendeurs de toutes sortes dans les marchés de villages. Au bout d’un moment, ça devenait répétitif et je me perdais totalement dans les noms de toutes ces ethnies, mais j’ai aimé avoir un aperçu de cette diversité. Le second musée est à la gloire du fondateur de la république démocratique vietnamienne, Hô Chi Minh. C’était le Nelson Mandela du Vietnam, en version léniniste. C’était un musée bizarre, pas fait pour les touristes, car il ne s’agissait pas d’une biographie. Il fallait savoir qui il était, et une grande partie était constitué de lettres politiques et de citations. L’autre grande partie était faite d’installations bizarres, comme une table et des chaises géantes avec des fruits géants dessus, ou une galerie en forme de fleur de lotus dont l’intérieur des pétales étaient des vitrines remplies de vaisselles. J’explique mal, mais ça vous donne une idée de ma perplexité alors que je parcourais cet endroit. Attendez, j’ai oublié de parlé du mausolée. Le corps de cet homme est exposé comme une relique. Nous n’avons pas pu le voir, à notre plus grand regret (sarcasme), car à cette période de l’année il est en Russie pour entretien… 

Jour 93 : 30 novembre

Peu de temps après m’être couchée, j’ai entendu tout un remue-ménage à l’extérieur de la chambre, des gens qui couraient et criaient. Le lendemain matin, j’ai appris qu’un autre bateau avait heurté le nôtre. Pas de dommage ni d’homme à la mer, juste de l’énervement et de la surprise. Nous avons passé l’avant-midi sur la baie. Il faisait beau aujourd’hui, un vrai soulagement pour nous de voir le soleil, de pouvoir s’allonger en maillot sur les chaises longues de la terrasse. Le bateau s’est éloigné de notre point d’ancrage pour la nuit jusqu’à atteindre un petit village flottant. Là, nous avons fait un peu de kayak, tournant autour des îles rocheuses car il était impossible d’y grimper, allant de ci de là, traversant le village, prenant des photos. Des aigles ont fait une danse bizarre au-dessus de nous. Nous n’arrivions pas à déterminer s’ils se battaient, jouaient ou s’il s’agissait d’une tentative de séduction. Le bateau nous a ensuite ramené au port pendant le dîner, et le bus nous a ramener à Hanoi. De l’hôtel où nous avions séjourné avant le tour à la Baie, nous avons pris un taxi jusqu’à une autre maison de couchsurfer. Cette fois, ce n’était pas un condo, mais une belle et grande maison dans un quartier riche. Les propriétaires sont un couple british-vietnamienne avec leur fils de 18 ans. Le père n’était pas là, mais Luyen et Nicolas, la mère et le fils, nous ont accueillit avec un délicieux souper (préparé par la bonne).

Jour 92 : 29 novembre

Alors aujourd’hui, nous sommes allées à la Baie de Halong. Ayant acheté un tour, nous y sommes allées avec un groupe de touristes en autobus. Après une route d’environ 3h, nous sommes arrivées au port de la ville de Halong. Un moyen bateau nous a amenées jusqu’au gros bateau en bois, avec des cabines, une petite salle à manger et une terrasse sur le toit. Cozy! Malheureusement, la température laissait encore à désirer. Il ne pleuvait pas, mais c’était très nuageux. Heureusement, le paysage est si beau que ça n’a presque pas d’importance. Les gens d’ici disent que la baie fut creusée par un dragon. Cette baie est parsemée de milliers d’immenses rochers, de falaises rocheuses couvertes d’arbres et survolés d’aigles. Un paysage qui ressemble aux rochers volant d’Avatar. MA – GNI – FI – QUE!!! Nous avons visité une très belle grotte avec des concrétions impressionnantes. Notre guide nous en a pointé quelques unes avec un laser en disant : voilà un éléphant, un lion, une tortue, un couple, une femme enceinte. Pour nous, c’était des méduses de pierre vaguement informes, peut-être par manque d’imagination, et les seuls animaux que nous voyions étaient les poubelles en forme de pingouins. Les spots colorés la rendaient un peu kitch et nous n’étions vraiment pas les seuls touristes, mais on doit bien partager les merveilles de ce monde. Ensuite, le bateau s’est juste promené entre les falaises jusqu’à notre point d’ancrage pour la nuit. Il faisait frisquet pour se baigner, et l’eau était un peu boueuse, mais un gars a quand même sauter pour sentir la profondeur. La nourriture sur le bateau est délicieuse et copieuse. Le reste de la soirée s’est passée en parties de carte et discussions habituelles sur les voyages.