dimanche 11 décembre 2011

Jour 104 : 11 décembre

Ce matin, notre guide s’est vaguement excusé d’avoir amené de l’alcool et nous a offert un déjeuner gargantuesque comme pot de vin en échange de notre silence. L’autre idiot a fait comme si de rien n’était. Encore une fois, notre guide s’est fait accompagné d’un local, puisqu’il ne connaissait pas le chemin. Le gouvernement essai de concentrer la population en rassemblant des villages de façon a pouvoir fournir plus de services (éducation, santé, etc.), le prochain village était donc déserté. Conséquence : le chemin, qui n’était plus utilisé depuis un an, était envahit par la jungle et les sangsues. Je DÉTESTE les sangsues. Le local a finit par retourner vers son village, disant à notre « guide » qu’il n’y avait qu’un seul chemin, donc impossible de se perdre. Eh bien oui, on s’est perdu. Notre imbécile de guide n’avait ni boussole, ni fusée éclairante, ni nourriture, ni désinfectant pour eau et évidemment, son cellulaire ne captait pas au milieu de la jungle. J’étais tellement en colère et épuisée que j’ai hurlé un bon coup au sommet de la colline. C’était ça où frapper quelqu’un. Heureusement, après avoir monté et descendue la même colline deux fois, nous avons rencontré des villageoises transportant des sacs de riz qui nous ont guidé. On se voyait déjà camper dans la forêt… Enfin, nous sommes arrivés vers 4h au village où nous devions dîner. On a mangé un peu et on a rencontré d’autres touristes venus de Mong Noi, la petite ville où on devait prendre un bateau pour revenir à Nong Khiaw. Ils nous ont dit qu’il nous restait environ 1h30 de marche et notre guide s’obstinait à dire que c’était 2h30. On est donc parties avec un touriste français, les deux idiots juste devant nous. Ils avançaient plus vite et nous ont simplement laissées derrière, comme ça. Nous sommes arrivés à Mong Noi après le coucher du soleil. Le bateau nous a ramené à la lumière de la pleine lune. Il faisait un froid de canard, avec le vent en plus, pas plus de 5°C. On avait peur que le bateau frappe une roche, ça aurait vraiment été la cerise sur le Sunday. Nous sommes arrivées à bon port et pendant que j’allais nous trouver une chambre, ma mère a raconté nos malheurs au propriétaire de l’hôtel où on avait réservé le tour. Nous avons obtenu un remboursement de 50% et de plates excuses. On s’est consolées avec du chocolat chaud et d’autres douceurs dans un bon restaurent près de notre hôtel. 

1 commentaire:

  1. Rien de cassé, revenue saine et sauve avec une bonne histoire à raconter. Ouf quand même!

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