Journée plongée aujourd’hui. On en a fait deux sur la côte nord de Nusa Penida, parce qu’il y avait pas mal de vagues venant du sud. Malgré notre certification Padi, on n’était pas seules. La différence, c’était qu’il y avait un instructeur pour nous deux au lieu de pour chacune et qu’on connaissait mieux notre équipement. Les coraux ici sont mille fois mieux que ceux des Gilis. Sérieusement, il n’y a aucune comparaison. Il y avait tellement de poissons et les coraux étaient tellement beaux que je ne savais plus où donner de la tête. L’instructeur nous a montré de minuscules crabes qui se cachaient dans les coraux, une pieuvre, des poissons dont le camouflage était si bien réussi qu’à l’exception des yeux ils se confondaient avec le sable, des rochers ou les coraux. Je ne me rappelle même pas de tous les poissons et je ne connais pas leur nom, mais si je les connaissais je pourrais remplir la page.. J’ai pris un coup de soleil sur le bateau durant l’intervalle de surface en me réchauffant au soleil sur le toit du bateau. On est revenu tôt, vers 2h. On a nettoyé l’équipement à l’eau douce et on a rempli nos petits carnets de plongée. Maman est allée se faire bronzer et moi j’ai fait une sieste. Sérieusement, j’adore la plongée, mais c’est assez fatiguant. De toute façon, j’avais eu assez de soleil pour aujourd’hui. Ah, au fait, ma mère a perdu la carte de crédit. On en a une autre de rechange, et elle a déjà appelé pour l'annuler et s'en faire envoyer une autre, mais elle était pas contente...
vendredi 30 septembre 2011
Jour 31 : 29 septembre
Ce matin, nous hésitions entre rester à Padang Bai ou faire comme prévu et aller à Nusa Lembongan. Finalement, on a opté pour la seconde option, alors on a dû vite remballer nos affaires parce que le check-out de Dharma Homestay était à 10h30. On a laissé nos affaires à l’hôtel et on est partie s’acheter des billets de ferry et faire du snortling à Blue Lagoon, une petite baie à 10 minutes de marche. Les poissons étaient jolies, et les coraux remarquablement bien préservés pour un port si occupé. Cependant, il y avait beaucoup de vagues, ce qui affectait la visibilité et rendait le retour sur la berge épuisant. Nous sommes reparties en hâte pour aller chercher les bagages et se rendre à l’heure aux quais. Les ferrys publics ne coûtent rien ici, mais ils sont très lents. Il y a une enfilade de vendeuses, bébé sur le bras, qui nous offrent toutes sortes de snacks, des barres de chocolat jusqu’aux cacahouètes en passant par les chips de bananes ou de betteraves et des petites paquets de riz, poulet, noix, œuf et légumes épicés. Après l’attente, on a embarqué, trainant la valise jusqu’au deuxième étage, celui réservé au piétonniers. Des porteurs nous offrent de la monter pour nous, pas gratuitement évidement, et on refuse. Je vais être musclé moi… Les vendeuses de snacks viennent nous harceler dans le bateau jusqu’à ce que la cloche du départ les force à débarquer en hâte. Ici, que des locaux. C’est bon signe, il y aura sûrement peu de touristes à Nusa. On débarque au quai de Sampalan, où des gars nous ont pris en motos pour nous amener jusqu’à Toyapakeh. Là, on a négocié un taxi/bateau pour Jungutbatu, sur Nusa Lembongan. En arrivant, un gars nous a montré un hôtel, 100 000 Rp en face de la plage, un bon deal. On a accepté. Je vous jure, les gens ici se battent pour les touristes. Ça n’a aucune importance qu’on improvise, qu’on ait ni hôtel, ni transport de réservé, ils viennent à nous. La plongée, par contre, on l’avait réservée. On est allé au centre pour parler avec l’instructeur. Le soleil se couchait, alors ce n’était plus le temps d’explorer les alentours. On est allé souper dans un warung recommandé par John, l’instructeur de plongée, et voilà pour aujourd’hui.
mercredi 28 septembre 2011
Jour 30 : 28 septembre
Nous sommes partie de Kuta ce matin après avoir profité d’internet pour uploader quelques photos. Nous avons ramené la voiture de location à Senggigi, puis le gars de l’agence nous a amené en voiture à Lembar, d’où partait le ferry. Nous avons attendu un peu et hop, un petit tour sur l’océan. Nous voulions prendre un fastboat, mais ils avaient été annulés à cause du vent. On est arrivées à Padang Bai à la noirceur, mais deux gars nous ont amené à un hôtel en moto. Il était évidement trop tard pour aller à Nusa Lembongan aujourd’hui, comme nous en avions eu l’intention. C’est une journée perdue en transport, pas très intéressante, mais bon, ce n’est pas grave. Demain, on se rattrapera. Au fait, ça fait un mois qu'on voyage... le temps passe différemment, j'ai l'impression que ça fait plus longtemps. Pas parce que je ne m'amuse pas, mais plutôt parce que chaque jour est tellement rempli, rien n'est routinier, chaque jour compte et semble plus long qu'à Montréal.
mardi 27 septembre 2011
Jour 29 : 27 septembre
Maman et moi sommes allées nous faire bronzer à la plage, et il a commencé à pleuvoir. Juste un peu, mais quand même, les nuages cachaient le soleil. Frustration… Elle n’avait pas abandonné l’idée de trouver l’autre plage, alors on a réembarqué dans la voiture et essayé une route différente, sans succès. La route était bloqué et on a encore tourné en round. On est revenu à Kuta pour dîner avec de délicieux poissons fumés en bord de route. Pour bien finir la journée, on est retourné à l’est, où on savait qu’il y avait de belles plage facile à trouvé. On a continué un peu après celle d’hier et on en a trouvé une immense et tout aussi paradisiaque. Il n’y avait presque personne, une demi douzaine de touristes et quelques vendeuses, c’est tout. Oh, j’oubliais le nudiste, un gros australien qui se promenait, bien à l’aise, en costume d’Adam. On a enfin pu se faire bronzer un peu. Maman est partie faire une longue marche et moi je me suis creusé un siège dans le sable pour être plus confortable. Au coucher du soleil, on est allé voir à un bout de la plage l’origine de la musique qu’on entendait. C’était un groupe de musique qui jouait dans un warung, mais il n’y avait personne pour les écouter. On a eu un peu pitié d’eux et on n’était pas pressées, alors on les a écouté un moment. Il y avait des chiens et des chèvres autour et à un moment l’une d’elle a carrément sauté sur la scène, c’était assez drôle. On est retourné au village avant qu’il ne fasse complètement noir et on est allé souper au restaurent avec Karin, Yako, une autre hollandaise et un couple de Barcelonais.
Jour 28 : 26 septembre
Alors aujourd’hui, nous avons rencontré un couple de Hollandais à notre hôtel. Nous avions l’intention d’explorer les alentours et eux voulaient faire la même en moto. On leur a donc proposé de s’assoir sur nos sièges arrières, et ils ont accepté. Le sud de Lombok, d’après le guide Michelin, est une enfilade de superbes plages de sable blanc valant deux ou trois étoiles. Nous avons commencé à l’ouest de Kuta et nous avons effectivement trouvé un croissant magnifique. C’était désert, il n’y avait qu’une seule petite cabane avec deux femmes et un bébé qui sont venues essayer de nous vendre des trucs, pas un seul autre touriste en vu. Le relief ici est joli. Ce n’est pas tout plat, il y a des collines et des rochers qui encadrent la plage. Nous sommes repartis pour fuir les vendeuses. À quelques kilomètres au nord, dans le village de Sade, nous avons visité un village traditionnel Sasak avec les maisons à toits de chaume et les murs en ``cow shit``. En allant vers d'autres plages à l'est, on s’est retrouvés coincés dans des routes de campagnes défoncées, encore… On n’a jamais réussi à trouver la plage. Au moins, Yako et Karin ont appréciés la ride et on a bien discuté.
dimanche 25 septembre 2011
Jour 27 : 25 septembre
J’ai super mal dormi. Entre le thé que j’ai bu au souper, le stress pour l’ordi caput, les chiens hurleurs, le matelas inconfortable, la pluie qui tambourinait sur le toit et l’appel à la prière musulman à 5h du mat, disons que j’étais à plat. L’ordi ne s’était pas réparé pendant la nuit, alors je paniquais. Maman a prié Allah pour un miracle.
On a fait une longue marche de 3 heures dans les champs de riz pour aller a une autre cascade. À un moment, j’ai glissé et en me tenant à maman pour ne pas tomber je l’ai poussé dans la boue. Oups… désolée maman... Enfin, le paysage était magnifique et la cascade, rafraîchissante. Il y avait plein d’enfants dans les rizières qui nous saluaient de HELLLLLOOO souriant. À la cascade, il y avait plein d’ados qui ont pris des photos de moi. Bizarre, le rôle inversé, d’habitude c’est nous qui prenons des photos des locaux. On a payé deux gars pour qu’ils nous ramènent en moto à l’hôtel parce qu’on était fatiguées, petites femmes faible que nous sommes.
On s’est arrêté dans un restaurent pour dîner et là il y avait un couple français. On commence à discuter et MIRACLE : le gars est informaticien! Je crois que ma mère va se convertir. On a branché l’ordi et il nous a aidé et on a eu notre fin heureuse. ALLÉLUIA!!! Aussi, la nourriture était délicieuse, un plat sasak végétarien d’épinards, de sauce tomate, de noix et de riz.
Ensuite on a visité les alentours en voiture, passant d’une échoppe d’artisanat local à une autre. Nous avons vu de la vannerie, de la sculpture, du tissage et de la poterie, mon préféré.
Enfin, on s’est dirigé vers Kuta, au sud. Maman a eu la mauvaise idée de prendre une route de campagne. Je vous jure que se sont les pires routes du monde. L’Irak après-guerre en a de plus belles. On aurait dit qu’un tremblement de terre suivit d’un raz-de-marée les avaient détruites. On essayait d’éviter les trous, mais la partie de la route qui n’était pas défoncée fait environ 20cm de large. On avait le choix entre les cratères de gauches ou ceux de droite. La voiture brinquebalait tellement que maman avait peur qu’on fasse une crevaison, et on allait à 10km/h. On est arrivées à Kuta après le coucher du soleil, ce qui est peu pratique pour trouver un hôtel, mais on s’est débrouillées. Maman m’a promis de ne plus jamais essayer de prendre de raccourcis.
Jour 26 : 24 septembre
La journée a un peu mal commencée avec une mésaventure stressante. Juste comme on s’apprêtait à partir avec un bon petit déjeuné, j’ai accidentellement barré la voiture avec les clés à l’intérieur. Moment de panique… Maman et moi avons lâché quelques jurons. Katni a appelé un mécanicien, qui a réussi a débarrer une porte grâce au truc des voleurs de voiture : glisser une languette-crochet dans la portière par l’espace à la base des fenêtres. Alleluia! Je ne touche plus les clés de voiture moi…
Bref, on a fait de la route vers Tetebatu. On s’est arrêté en chemin plusieurs fois. D’abord à Sembalung Bumbung, un petit village où les gens on créé une reconstitution d’un village traditionnel Sasak, le peuple de Lombok. C’était un petit regroupement de maisonnettes aux toits de chaume. Mignon, une bonne idée pour attirer quelques touristes dans le coin. Le deuxième arrêt, s’était dans un warung pour dîner. Un couple qui avait prit le bateau des Gilis avec nous est arrivé à ce moment-là. Kim et Martin, danseurs contemporains d’Europe. Le troisième arrêt, c’était un point de vue sur la vallée, magnifique. Là, un couple d’Allemands avec leur guide. Ils étaient les millièmes à dire à maman quelque chose du genre : Mon dieu, vous conduisez vous-mêmes sur les routes Indonésiennes! Quel courage! Maman les trouve peureux, et je suis d’accord. Ok, c’est stressant, mais les routes ne sont pas si horribles que ça et c’est bien d’être indépendantes.
On est arrivées assez tôt à Tetebatu pour faire le tour des hôtels et trouver quelques chose de bien pour pas cher avec une jolie vue, le Wisma soedjano. À l’hôtel, on s’est rendues compte qu’il y avait un problème avec l’ordinateur. Windows a craché et l’ordi n’arrivait pas à se réparer tout seul, il s’éteignait brusquement avant d’avoir pu se réinitialiser. On est allée souper au Salabuse café (service pourri et nourriture moyenne). Disons que le nom était approprié. D’abord les clés et ensuite l’ordi, ça l’abuse…
Jour 26 : 24 septembre
La journée a un peu mal commencée avec une mésaventure stressante. Juste comme on s’apprêtait à partir avec un bon petit déjeuné, j’ai accidentellement barré la voiture avec les clés à l’intérieur. Moment de panique… Maman et moi avons lâché quelques jurons. Katni a appelé un mécanicien, qui a réussi a débarrer une porte grâce au truc des voleurs de voiture : glisser une languette-crochet dans la portière par l’espace à la base des fenêtres. Alleluia! Je ne touche plus les clés de voiture moi…
Bref, on a fait de la route vers Tetebatu. On s’est arrêté en chemin plusieurs fois. D’abord à Sembalung Bumbung, un petit village où les gens on créé une reconstitution d’un village traditionnel Sasak, le peuple de Lombok. C’était un petit regroupement de maisonnettes aux toits de chaume. Mignon, une bonne idée pour attirer quelques touristes dans le coin. Le deuxième arrêt, s’était dans un warung pour dîner. Un couple qui avait prit le bateau des Gilis avec nous est arrivé à ce moment-là. Kim et Martin, danseurs contemporains d’Europe. Le troisième arrêt, c’était un point de vue sur la vallée, magnifique. Là, un couple d’Allemands avec leur guide. Ils étaient les millièmes à dire à maman quelque chose du genre : Mon dieu, vous conduisez vous-mêmes sur les routes Indonésiennes! Quel courage! Maman les trouve peureux, et je suis d’accord. Ok, c’est stressant, mais les routes ne sont pas si horribles que ça et c’est bien d’être indépendantes.
On est arrivées assez tôt à Tetebatu pour faire le tour des hôtels et trouver quelques chose de bien pour pas cher avec une jolie vue, le Wisma soedjano. À l’hôtel, on s’est rendues compte qu’il y avait un problème avec l’ordinateur. Windows a craché et l’ordi n’arrivait pas à se réparer tout seul, il s’éteignait brusquement avant d’avoir pu se réinitialiser. On est allée souper au Salabuse café (service pourri et nourriture moyenne). Disons que le nom était approprié. D’abord les clés et ensuite l’ordi, ça l’abuse…
Jour 25 : 23 septembre
Ce matin, pancakes à la banane, encore. Vous connaissez cette chanson qui parle du régime limité des québécois pauvres des années 1800? Lundi des patates, mardi des patates, mercredi des patates aussi! Jeudi des patates, vendredi des patates, samedi des patates aussi! Et le dimanche, jour du seigneur, pour faire changement, patates au beurre… Eh bien changez le mot patate pour riz ou banane et vous aurez une bonne idée de ce qu’on mange ici. J’exagère, mais ce n’est pas pour rien qu’on dit que quelque chose est la BASE de l’alimentation locale.
En tout cas, nous sommes partie de Gili Trawangan, Maman était un peu triste, mais on savait toutes les deux qu’on avait bien fait le tour et qu’on devait partir. Nous avons pris un bateau, puis une charrette à poney qui nous a amené à un shuttle bus, qui nous a amené à Senggigi. Là, nous avons loué une belle voiture, rien à voir avec le petit Jeep déglingué de Bali. Nous avons ensuite conduit jusqu’à Senaru, au pied du Mont Rinjiani, volcan de 3713 mètres. La randonnée dure entre 2 et 4 jours. Maman voulait tenter le coup pour 2 jours et j’ai dû insister pour lui faire renoncer. C’est ridicule, nous ne sommes ni l’une ni l’autre assez en forme pour marcher 6h par jour, 2 jours de suite. Maman dort très mal en camping , surtout quand il fait 5 degrés, et le soir elle s’endort au restaurent vers 7h, après une journée normale, sans randonnée. Nous n’avons même pas nos chaussures de marche, ni nos vêtements chauds. Nous les avons laissé à Bali pour être moins chargées dans les transports de Bali aux Gilis, puis à Lombok, puis à Nusa Lembongan et enfin Bali encore. Bref, j’ai fini par la convaincre de ne pas le faire…ouf.
On s’est trouvé un hôtel, pas génial, mais c’est juste pour une nuit, et la propriétaire, Katni, est super gentille. Ensuite, on est parties voir les cascades, la fontaine de jouvence selon Katni. Il y a deux belles chutes d’eau pas loin du village. On s’est trouvé un guide et voilà. On s’est baignées dans le bassin de la deuxième chute et on a fait une partie du chemin du retour dans les canaux. Il y a des canaux de pierres, datant de la colonisation d’après notre guide (pas fiable comme info), qui apporte l’eau des cascades au village. Certaines parties s’enfoncent dans la montagne, comme une grotte, alors on a pataugé la dedans. C'était cool.
À notre hôtel, il y a deux couples venus faire la randonnée du Rinjiani, des suisses et des torontois. On a discuté avec eux et ils étaient bien sympathiques. La torontoise m’a même demandé l’adresse de mon blog, j’étais toute contente.
Jour 24 : 22 septembre
Ce matin, nous avons fait l’examen final de cours de plongée à notre hôtel. Ensuite, nous sommes allées au centre de plongée et nous avons corrigé ça avec notre instructeur. On a eu 96% wouhou! Ensuite, on a fini de remplir le petit cahier de plongée avec les informations sur celle de hier après-midi. Nous devrions recevoir notre certificat par la poste d’ici un mois. En attendant, notre cahier est une preuve qui nous permettra de faire de la plongée ailleurs.
Après ça, on s’est promené un peu et on s’est renseignée sur les bateaux et les tours pour Lombok. On a marché jusqu’au point de vue au sommet de la bute au centre de l’île (c’est vraiment une butte, même pas assez grande pour mériter le nom de colline). Ensuite, on s’est séparées : maman à la plage pour se faire bronzer, moi dans un café internet.
Nous sommes allées souper au restaurant avec Mandy, la femme du propriétaire de l’hôtel, Wulan, son adorable fille de deux ans et Abdul, l’autre employé de l’hôtel. Maman avait de la difficulté à comprendre comment une femme instruite et d’une culture si différente pouvait tomber amoureuse et se marier avec un indonésien sans éducation, déménager en Indonésie, changer complètement de mode de vie. Ils vivent à trois dans une seule pièce, et pendant la saison des pluies ils ne peuvent pas vraiment sortir. Avec un bébé dans la pièce en plus… vous imaginez. Moi aussi, je me suis demandé si je pourrais faire comme Mandy, et j’en doute.
Enfin, sans venir vivre ici, c’est clair que je vais revenir, en espérant que dans quelques années ils n’auront pas couvert l’île de gros hôtels de luxe. C’est vraiment spécial comme ambiance. Gili Trawangan est la plus grande des trois îles Gili et elle ne fait que 2km x 4km. Tout le monde est en vacance ici, même le staff des restos qui, comme je l’ai expliqué, prennent leur temps. Tout le monde est jeune, beau, musclé, bronzé et en maillots de bain. C’est incroyable, je crois bien n’avoir vu qu’une vingtaine de personnes laide, obèse ou de plus de 35 ans en 4 jours. Le jour, les gens se font bronzer sur les plages de sable blanc, une bière à portée de la main, ou font de la plongée dans l’eau turquoize. Le soir, c’est le party dans les multiples bars : le pub irlandais, le sama sama reaggae, le Rudy’s pub, le surf bar, le sunset bar, etc. Il n’y a aucun véhicules motorisés, alors on n’entend que le bruit des vagues, les grelots des charrettes à poneys et les chansons de Bob Marley qui s’échappent des bars et restaurants. Dans les restos et les commerces, on s’assoit sur des poufs. Il n’y a pas de police. Oh et les champignons magiques sont légaux et en vente libre, des panneaux en offrent un peu partout! On se croirait dans une publicité de bière…
jeudi 22 septembre 2011
Jour 23 : 21 septembre
Réveil à 7h pour être à 8h au centre de plongée. En arrivant, on a fait quelques exercices dans la piscine, puis on est allé au bateau. La première plongée était à Sunset Reef, près de Gili trawangan (notre île). Il ventait beaucoup, alors il y avait pas mal de vague et de courant. On n’a pas pu mettre notre équipement dans l’eau, comme prévu. On a quand même plongé et le jardin de corail était très beau. Les vagues nous ballotaient sur plusieurs mettre de côté puis de l’autre, entraînant poissons et morceaux de coraux. On a vu une tortue, encore, et de gros poissons blancs, jaunes et picotés noir, entre autres choses. Quand on est remontés, le bateau a faillit nous frapper à cause des vagues. Ne vous inquiétez pas, il y a eu plus de peur que de mal, mais disons que c’est quelque chose de voir la proue d’un bateau vous foncer dessus. On a rejoint les autres plongeurs dans le bateau, qui nous a ramené au centre. On a débarqué notre équipement, on l’a inspecté, arrangé, puis c’était la pause dîner. On est allé dans un resto sur la plage. Ici, même les serveurs sont en vacance. Jamais je n’ai vu un service aussi mauvais. Le gars met un bon 10 minutes à s’approcher de notre table, sans pad pour prendre la commende. Il repart, laissant la vaisselle sale des précédents clients, Il revient, en prenant son temps évidemment, prend notre commande et repars, sans la vaisselle sale. Une demi-heure plus tard, il nous apporte nos breuvages et prend finalement les verres sales. On a dû lui demander de se dépêcher pour les plats parce qu’on serait en retard pour la deuxième plongée. Enfin, on est retourné au centre, puis on est remonté sur le bateau et on est allé à Hans Reef. Les conditions s’étaient améliorées un peu depuis ce matin. On a pratiqué d’autres exercices comme la remontée d’urgence et le retour dans le bateau s’est fait sans encombre. De retour au centre, nous avons fait d’autres petits tests, mais maman était trop fatiguée pour faire l’examen final alors il nous l’a donné en devoir. Demain, on reviendra. On va bien dormir ce soir, la plongée c’est assez fatiguant, surtout à cause du froid. Même si l’eau est chaude (27 ou 28 degrés), on se refroidit vite parce que l’eau absorbe la chaleur de notre corps 20 fois plus vite que l’air. Ça vaut la peine par contre. C’est tellement beau. On entre dans une autre dimension, littéralement. On ne sent pas le poids de notre corps, on flotte dans une atmosphère bleutée, voyant au loin la surface miroiter au soleil. Il y a des milliers de poissons colorés qui nagent autour de vous, qui jouent dans les coraux. On n’entend presque aucun son et notre respiration crée des colonnes de bulles qui remontent à la surface comme des méduses transparentes. C’est génial, j’adore!
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