lundi 19 septembre 2011

Jour 17 : 15 septembre

Nous avons donné un lift en voiture à nos amis français jusqu’à l’aéroport, car ils devaient prolonger leur visa indonésien. Ensuite, le temps de location étant terminé, nous sommes allées rendre la voiture. En chemin, les mêmes policiers véreux que la veille nous ont arrêté, mais cette fois nous avions le permis de conduire international alors il n’a pas pu nous extorquer de l’argent. Maman était très soulagée de se débarrasser de la voiture. Conduire ici est stressant et l’affaire des policiers nous a vraiment exaspérés.

Puis nous sommes allées faire des courses. Il nous fallait toutes sorte de choses que nous n’avions pas emporté : des gougounes, un couteau pour arranger nous-mêmes fruits et légumes, des médicaments andi-paludéens pour Lombok, de la soie dentaire, etc. Donc, on s’est promenées à pied et en taxi (vraiment pas cher, l’équivalent de 65¢ au départ et 15¢/km) dans la ville à la recherche de ces différents items. Un supermarché nous en a fourni quelques uns, mais il s’est révélé impossible de trouver de la Malarone (médicaments préventif pour la malaria). 

En cherchant une clinique ou une autre pharmacie qui pourrait en avoir en stock, nous avons trouvé un charmant et très abordable hôtel qui s’appelle Ned’s Hide Away Gest House. Ils avaient internet dans leur warung alors on s’est assis et on a mangé en consultant nos mail. Moi j’avais besoin de plus de temps pour travailler sur mon blog et on n’avait toujours pas trouvé les médicaments alors je suis restée et maman est partie à leur recherche. Je suis rentrée à l’hôtel à pied plus tard. Je dois avouer que j’étais un peu nerveuse d’être laissée à moi-même au milieu d’un pays étranger. 

En arrivant à l’hôtel j’ai vu que maman était rentrée bredouille alors il faudra rester un jour de plus à magasiner. Nous sommes allées sur la plage pour regarder le coucher de soleil. Après quelques pas, deux gars dans la cinquantaine prenant une bière nous ont proposés de venir discuter avec eux. Maman y est allé d’un ``vous avez 5 minutes pour nous convaincre de rester`` et eux ont répondu en commençant à chanter pour nous divertir. C’était assez drôle. Nous sommes donc restées pour discuter avec ces 2 joyeux lurons. C’était des anglais vivant en Australie, tous les deux nommés Garry. On a discuté politique, énergies propres, voyages humanitaires et problèmes de société matérialiste et technologique. 

Après nous sommes allé manger une pizza dans un hôtel qui s’appelait The Island. Beau restaurent style lounge, bonne nourriture, piscine. C’était un genre d’auberge de jeunesse de luxe qui offrait des dortoirs de 12 lits pour 250 000Rp. Le problème, c’était que personne ne se parlait. Tout le monde dans le restaurant avait les yeux rivés sur un ordinateur ou un cellulaire. À Montréal, tout le monde a quelque part où aller ou quelque chose à faire, tout le monde cours ou s’enferme dans une bulle avec un livre, un Ipod ou un cellulaire. Si l’envie me prenait de commencer à discuter avec mon voisin dans l’autobus, il/elle me trouverait sûrement bizarre et serait mal à l’aise. Dans les hôtels de luxe c’est pareil. C’est tellement différent quand on voyage en étant ouvert. C’est tellement cool de se lever le matin et de dire à la personne qui occupe la chambre d’à côté : salut, comment tu t’appelle? De quel pays tu viens? C’est génial qu’on puisse s’arrêter sur la plage pour discuter de tout et de rien avec de parfaits étrangers. Aussi, la différence d’âge ne compte pas. Je peux discuter d’égal à égal avec des gens de 25, 30 ou même 50 ans. On entend parler pleins de langues différentes : indonésien, français, anglais, allemand, espagnol, polonais, chinois, japonais, etc. Le voyage, ce n’est pas seulement d’être à l’autre bout du monde, c’est que le monde entier vient à toi sous forme d’autres voyageurs qui ont chaqu'un leur histoire. 

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