jeudi 15 septembre 2011

Jour 15 : 13 septembre

Pendant que je dormais, ma mère a visité le marché de Munduk. Elle en a profité pour acheter de petites bouchées indonésiennes à grignoter pour dîner. Nous sommes parties tôt pour ne pas arriver à la noirceur à Legian. Reprenant la route sinueuse et escarpée des crêtes, nous sommes descendues vers le lac Bratan. À un moment, la route était tellement à pic que notre pauvre petit jeep essoufflé à commencé à glisser vers l’arrière. Ma mère a mis le frein à main et à essayé de repartir 2 fois, mais la voiture continuait de descendre la côte. Finalement, nous sommes redescendues de quelques mètres pour reprendre notre élan un peu plus bas. 

Plus on s’approchait du lac, plus la brume devenait épaisse au point où l’on voyait à peine la route. Nous nous sommes arrêtées au bord du lac pour visiter un temple dédié à Vishnou, dieu de l’eau, et à la déesse du lac. Les gens de la région vénèrent le lac parce qu’il alimente en eau les rizières des alentours. La brume qui flottait au dessus du lac cachait malheureusement le panorama. 

Nous avons poursuivit notre route en passant par des rizières en terrasses faisant partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ensuite, nous avons visité un autre temple, le Pura Luhur Batukaru. Celui là était presque désert et assez grand. Il pleuvait un peu, à peine. L’odeur fraîche de la pluie faisait monter des effluves de terres mouillées qui se mêlait agréablement à la senteur sucrée des fleurs et à celle, épicée, de l’encens. Distraite que j’étais par le chant des oiseaux et l’odeur environnante, je suis passée au travers d’une zone interdite aux touristes où se déroulait une cérémonie familiale. Oups… trop tard. 

Plus loin sur la route, nous nous sommes arrêtées dans un warung au bord de la route pour manger un peu étant donné que les bouchées achetées par ma mère au marché de Munduk se sont révélées immangeables. Nous avons finalement atteint le sud de Bali. 

Le retour à la civilisation a été brutal. Kuta, Legian et Seminiak sont trois villes3quartiers collés dans lesquels se regroupent la majorité des touristes de l'île. Le trafic y est dense, les magasins énormes et le niveau sonore très élevé. Après le calme du nord de l'île, je me suis sentie mal. Nous avons tourné en rond pendant plus d’une heure avant de trouver notre hôtel. Heureuses d’avoir enfin trouvé la bonne rue, nous nous y engageons pour nous retrouver dans un passage trop étroit pour la voiture. On recule, on retourne dans la rue pour se stationner avec l’aide du fils du propriétaire de l’hôtel et on apporte nos bagages dans la chambre, qui n’est pas très charmante, mais silencieuse. Surprise, nos voisins sont Anne et Florian, le couple de français que nous avions croisé au Gunung Batur. Après une douche qui nous à redonné figure humaine après cette longue route, souper dans un resto proche, très cher et décevant. J'ai déjà hâte de quitter cette ville...

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