Alors, sur la carte du monde, le Vietnam a peut-être l’air petit, mais en fait les distances sont plutôt grandes. Les agences touristiques offrent des billets de bus ``ouverts`` qui permettent de traverser tout le pays en s’arrêtant aux principales villes touristiques. Seulement voilà, pour passer du point A au point B, ça peut prendre jusqu’à 12h. Les billets d’avion pour les vols domestiques ne coûtent presque rien ici, alors on a décidé d’épargner du temps et quelques mauvaises nuits à bord d’un bus. L’avion ne partant qu’à midi, nous avons bien eu le temps de faire nos bagages et de profiter un peu de la piscine. Au cas où je ne l’aurais pas déjà dit, les gens au Vietnam ne parlent pas anglais. C’était un choc pour nous parce que jusqu’à maintenant, partout où nous sommes allées, les gens parlaient ou essayaient très fort d’apprendre l’anglais. Peut-être qu’ici, à cause de la guerre contre les américains, ils ne veulent pas… En tout cas, c’est vraiment un handicap pour nous, surtout en ce qui concerne les déplacements. Les chauffeurs de taxi ne parlant pas anglais, ils ne comprennent pas où on veut aller, mais ils font comme si et ils laissent le conteur tourner tandis qu’ils tournent en rond… En tout cas, l’avion nous a déposées à Da Nang. Il n’y a pas grand-chose ici, mais c’est proche de Hoi An, qui n’a pas d’aéroport. Nous avons visité le musée de l’art Cham, qui était un peuple semblable à celui d’Angkor, au Cambodge, donc des sculptures venant de temples. Il y avait de très belles pièces, mais c’était un peu du déjà vu. Un groupe de moines est arrivé. Nous avions déjà remarqué des moines, robes orange et têtes rasées, qui visitaient les temples d’Angkor, caméra numérique à la main. Ça nous avait assez surprises, car enfin, ils sont supposés avoir fait vœu de pauvreté et rester dans un temple pour prier. Ce groupe de moine se promenait sans gène, chacun sa caméra, photographiant les statues aux seins nus, en touchant certaines… Nous étions outrées. Ces moines vivent comme des parasites en mendiant de la nourriture aux pauvres paysans qui n’ont pas du tout accès au même niveau d’éducation qu’eux, ils ne respectent clairement pas leur propre religion ni même la simple règle d’un musée de ne pas toucher aux objets exposés. En sortant du musée, nous avons vu un autobus passer, mais nous étions trop affamées pour y prêter attention. Après avoir mangé, on s’est renseignées et c’était le dernier bus pour Hoi An. Nous avons donc du trouver un hôtel pour la nuit. Je ne crois pas avoir parlé du trafic au Vietnam. C’est pire que pire, le trafic est dense et comme d’habitude il n’y a pas de lumière, mais les rues sont beaucoup plus larges que dans le reste de l’Asie. On ne peut pas les traverser en courant, entre 2 motos. On est obligées de marcher lentement entre les motos qui nous évitent, mais il faut céder le passage à tout ce qui a 4 roues. C’est rapide, klaxonnant, dans le noir c’est pire. Tout ça produit évidement beaucoup de pollution et soulève beaucoup de poussière, et énormément de personnes se promènent avec un masque de tissu couvrant nez et bouche.
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